jeudi, 13 mars 2008
Le don d'organes, cause nationale.
Par Richard BERRY, acteur et réalisateur.
Tribune publiée dans le Monde,
le 12 mars 2008.
Nous ne pouvons plus attendre. Attendre que nos appels au secours soient enfin entendus par les pouvoirs publics. Attendre que l'on veuille bien mettre en place un système cohérent d'information du grand public en faveur du don d'organes. Attendre que les Français, qui savent faire preuve d'une grande générosité et d'une grande solidarité, se positionnent sur ce qui est pour nous tous une véritable cause nationale ! Nous ne pouvons plus attendre.
Et attendre quoi enfin ? Que le sourire d'Océane, 3 ans, qui se bat à Marseille depuis sa naissance contre une malformation cardiaque s'éteigne faute d'une greffe coeur-poumons ? Que l'histoire du jeune chanteur Grégory se répète à l'infini dans notre pays. Combien de destins brisés faudra-t-il encore égrener avant que l'on agisse enfin pour sauver toutes ces vies ?
Tous les deux jours en France, un homme, une femme ou un enfant meurt faute de la greffe qui l'aurait sauvé. C'est inacceptable ! Cela aurait pu être ma soeur Marie, atteinte depuis sa naissance du syndrome d'Alport et à qui j'ai donné un rein. Mais demain, c'est peut-être votre frère, votre soeur, votre cousin ou votre enfant que cela concernera. Avec toutes les associations qui se battent depuis des années pour le don d'organes, nous avons aujourd'hui l'impression de hurler dans le vide et dans un silence assourdissant. Car la liste des malades en attente de greffe explose : 5 768 nouveaux inscrits en 2007. C'est énorme ! Quelque 231 malades sont morts faute d'avoir reçu un greffon à temps. (Sur les 13 074 personnes qui en avaient besoin, seules 4 664 ont été greffées.)
Actuellement, 3 millions de personnes souffrent de maladies rénales et 35 000 personnes sont dialysées en France. Un gouffre en matière de santé publique, un calvaire pour ceux qui passent leurs jours ou leurs nuits reliés aux machines de dialyse. La greffe est la seule solution pour eux. Alors en cette Journée mondiale du rein, le 13 mars, nous lançons un appel pour que des solutions soient mises en place de toute urgence dans notre pays. Nous avons certes la loi la mieux faite au monde puisqu'elle stipule que quiconque n'est pas inscrit sur un registre de refus est donneur présumé. Mais paradoxalement, elle bloque les équipes qui proposent la transplantation et qui se heurtent au refus de familles souvent mal informées et sous le choc du décès d'un proche. Alors oui, il faut en parler autour de soi, marteler qu'il s'agit d'un don de vie et non pas d'un don de mort. Dire qu'avec un prélèvement on peut sauver six ou sept vies. Dire qu'en prenant soi-même cette décision, on soulage sa famille d'avoir à le faire dans un moment de grande douleur.
Mais il faut faire plus. Nous demandons que les médecins traitants puissent, à l'issue d'un dialogue approfondi avec leur patient, inscrire sur chaque carte Vitale : "favorable ou non", au don d'organes. Une mention qui permettra aux équipes de prélèvement de dire aux familles : "Il était au courant, il était volontaire pour donner ses organes." En décembre 2007, 153 députés se sont déclarés favorables à l'inscription de cette donnée sur la carte Vitale 2. La proposition de loi a été transmise pour examen à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Depuis, nous attendons toujours l'impulsion politique qui permette sa mise en application. Et derrière nous, ne vous trompez pas, se profilent les visages de tous les malades qui savent qu'ils vont mourir faute de greffe. Dans le même temps, il faut continuer à informer par tous les moyens, y compris à l'école. Les jeunes sont majoritairement favorables au don d'organes lorsqu'on les interroge.
Depuis décembre 2006, un décret publié au Journal officiel incite tout médecin traitant qui suit un patient âgé de 16 à 25 ans à l'informer sur ce sujet. "Le don, la greffe et moi", un beau thème lorsque l'on est adolescent : mais en ont-ils seulement entendu parler ? Il est temps de nous réveiller, il est temps d'agir pour que la France ne soit pas parmi les pays les moins dynamiques en matière de dons d'organe !
Dans le monde entier, la pénurie de greffons fait l'objet d'une prise de conscience collective qui oblige les gouvernements à s'organiser. L'Espagne a atteint un taux de don d'organes record, que ce soit en matière de greffes de foie, de rein, de coeur, de poumons ou de pancréas. Preuve qu'on peut y arriver à force de volonté politique et de campagnes d'information. C'est à ce prix-là aussi que nous pourrons, et il ne faut pas l'oublier, lutter contre toutes les dérives notamment le trafic d'organes.
Les plus riches n'hésitent pas parfois à acheter des organes aux plus pauvres qui sont prêts à se faire prélever un rein pour quelques euros. L'Organisation mondiale de la santé estime que le "tourisme de transplantation" représenterait près de 10 % des transplantations effectuées dans le monde. Encourager les dons d'organes c'est aussi un moyen de combattre les trafics les plus ignobles.
J'appelle donc les autorités de la santé et ceux qui dirigent ce pays à agir et non plus à réfléchir. A sauver des vies et non pas à sauver des voix. C'est une course contre la mort et pour la vie qui doit maintenant s'engager.
20:15 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, sciences, médecine, politique, ump, sarkozy, ps
samedi, 01 décembre 2007
Journée mondiale de lutte contre le sida.
En ce jour de la 20e édition de la journée mondiale de lutte contre le sida, restons plus que jamais mobilisés pour éradiquer ce fléau.
D’après l’Onusida, environ 33 millions de personnes seraient infectées par le virus du sida en 2007, dont environ 22 millions en Afrique. Le sida aurait tué environ 2,1 millions de personnes en un an, tandis que 2,5 millions de personnes supplémentaires se seraient contaminées.
Pour avoir perdu plusieurs proches de cette terrible maladie au cours de cette année, je demande à chacune et à chacun de ceux qui liront cet article de ne jamais baisser les bras dans ce combat de tous les instants; n'oublions jamais que la seule arme efficace contre le sida, reste le préservatif !
NCL
09:20 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sida, Santé, Politique, UMP, Sarkozy, PS, PC
vendredi, 01 décembre 2006
Journée mondiale de lutte contre le sida.
A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, le Président de la République, M. Jacques CHIRAC, a assisté à l'inauguration d'une oeuvre sur le sida, baptisée "l'artère - le jardin des dessins" au Parc de la Villette à Paris où il a également prononcé un discours.
L'oeuvre du plasticien Fabrice Hyber est composée de milliers de carreaux de céramique décorés de centaines de dessins de l'artiste, Lion d'Or de la Biennale de Venise 1997. Sa forme représente un ruban rouge dénoué, bordé de 120 bornes lumineuses.
Sources : Présidence de la République.
Parce que ce fléau planétaire est, aujourd'hui encore, toujours présent dans nos sociétés et parce que nous sommes tous des victimes potentielles; Ayons le réflexe de la prévention, seul thérapeutique efficace contre le sida qui peut frapper chacune et chacun d'entre nous, sans distinction d'origine, de religion ou de catégorie sociale; Faisons aussi preuve de solidarité à l'égard de toutes celles et de tous ceux, trop nombreux, qui n'ont pas eu la chance d'être épargnés par cette maladie qui tue chaque jour des milliers de personnes. Ensemble nous vaincrons !
Nicolas CALLEGARI-LEFEVRE
19:05 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Santé, sida, solidarité
mardi, 15 août 2006
Message adressé à la XVIème Conférence internationale contre le SIDA.
M. Jacques CHIRAC, Président de la République, a adressé le 15 août 2006, un message -lu par M. Xavier BERTRAND, ministre de la santé et des solidarités- aux participants du XVIème Congrès international sur le VIH/SIDA qui se tient du 13 au 18 août 2006 à Toronto (Canada).
Source: Présidence de la République.
15:20 Publié dans Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Santé publique, Sida.












































































