mercredi, 02 avril 2008

Troisième anniversaire de la disparition du Pape Jean-Paul II.

539145672.jpgIl y a trois ans, disparaissait Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, rappelé par le Seigneur, après une vie au service de l'humanité toute entière.
Ensemble souvenons-nous et prions pour le salut de cet infatigable artisan de la Paix.

Nicolas CALLEGARI-LEFEVRE

vendredi, 08 février 2008

Disparition du Grand Maître de l'Ordre de Malte.

346962807.jpgSon Altesse Eminentissime le 78ème Grand Maître de l'Ordre Souverain Militaire Hospitalier de St. Jean de Jérusalem de Rhodes et de Malte, Fra' Andrew Willoughby Ninian Bertie, est décédé à Rome le 7 février 2008.

Le Grand Commandeur de l’Ordre de Malte, Son Excellence le Vénérable Bailli Fra' Giacomo della Torre del Tempio di Sanguinetto, assure les fonctions du Lieutenant intérimaire de l’Ordre, et restera à la tête de l’Ordre Souverain jusqu’à l’élection du nouveau Grand Maître.

Andrew Willoughby Ninian Bertie fut le premier britannique à être élu au poste de Grand Maître au cours des 900 ans d’histoire de l’Ordre. Né le 15 mai 1929, il a étudié au collège des Bénédictins de Ampleforth College dans le Yorkshire, a été diplômé en histoire moderne à Christ Church - Oxford et a étudié à l’Ecole d’Etudes Orientales et Africaines de l’Université de Londres. Après son service militaire dans les Scots Guards, il a travaillé comme journaliste financier à la City de Londres, avant de se dédier à l’enseignement des langues modernes (français et espagnol) à la Worth School dans le Sussex. Admis dans l’Ordre en 1956, il prononça ses voeux en 1981 et fit partie du Souverain Conseil (le gouvernement de l’Ordre) pendant les sept ans suivants, avant d’être élu Grand Maître le 8 avril 1988.

Son Altesse Fra' Andrew Bertie, qui parlait couramment cinq langues, a été témoin de multiples changements au sein de l'Ordre de Malte, contribuant à la modernisation de ses programmes humanitaires, la croissance du nombre de ses membres et l’extension de l’aide aux pauvres et aux nécessiteux dans les pays en difficulté. Il a augmenté de 49 à 100 le nombre des missions diplomatiques bilatérales de l’Ordre dont la délicate mission est d'offrir assistance aux pays touchés par des catastrophes naturelles ou des guerres. Il a contribué à l’organisation d’importantes conférences internationales lors desquelles les membres étaient invités à participer à la stratégie humanitaire de l’Ordre et a toujours encouragé un fort engagement de l’Ordre dans sa mission spirituelle d’aide aux pauvres et aux malades en offrant un exemple de vie fidèle aux principes chrétiens. Il a, de plus, modernisé la structure et l’administration interne de l’Ordre.

Homme de réflexion, ayant de nombreux centres d'intérêt, et bien qu’ayant une certaine réserve britannique, Fra' Andrew était très aimé par tous ceux qui travaillaient avec lui sur ses multiples projets. Il appréciait beaucoup la compagnie des jeunes, et ses ex-étudiants lui rendaient souvent visite au Palais Magistral à Rome. Il aimait particulièrement recevoir et parler avec les personnes engagées dans les oeuvres de l’Ordre, qu’il rencontrait pour la plupart lors de ses voyages à travers le monde pour visiter les activités humanitaires de l’Ordre et échanger avec les associations nationales. Quand cela était possible il passait ses vacances dans sa maison de Malte, où il aimait enseigner le judo aux enfants ainsi que cultiver ses orangers dont les quatre variétés étaient pour lui une source de fierté, ou d’angoisse par mauvais temps.

Les nombreux honneurs lui ayant été accordés témoignent de la haute considération en laquelle Son Altesse Eminentissime était tenue:
Citoyen honoraire de Rapallo (1992), de Veroli (1993), Lourdes (1999), Magione (2002), Birgu (2003) et Santa Severina (2003). En 2002, en Bolivie il fut nommé Huesped Ilustre (La Paz, El Alto et Santa Cruz).

Docteur honoris causa: Médecine et chirurgie, Université de Bologne (1992); Jurisprudence, Université de Malte (1993); Sciences Humaines, Université de Saint Domingue (1995); Universidad Catolica Bolivina San Pablo, Bolivie (2002); Droit, St. John’s University, Minnesota (2003).

Prix Path to Peace, 2005. Prix Matteo Ricci, 2006.

Son Altesse a aussi reçu les distinctions suivantes:
Collier de l’Ordre Piano (Saint Siège), Collier de la République Italienne, Grand Croix de la Légion d’Honneur, et plus de 50 décorations d’autres pays.

Sources: Ordre de Malte

dimanche, 13 janvier 2008

L'appel de Jean d'Ormesson : "N'abandonnons pas les chrétiens d'Irak "

e22d3b0442a3211ad78cee92e35da7ad.jpgPar jean d'Ormesson,
de l'Académie française.


Tribune publiée dans
Le Figaro Magazine,
le 12 janvier 2008.


L'Irak est un pays dévasté par la dictature, par la guerre, par le terrorisme, par la misère. Tous, dans cette région si éprouvée, sont frappés par le malheur. Un petit nombre d'Irakiens sont plus malheureux, plus isolés, plus menacés encore que les autres : les chrétiens.
Descendants des contemporains d'Abraham - parti d'Ur, en Chaldée -, héritiers d'une des premières communautés par lesquelles est parvenu jusqu'à nous le message du Christ, les chrétiens d'Irak parlent une langue dérivée de l'araméen, la langue de Jésus. Ils constituent une minorité d'environ un million d'individus. Mais ce qu'ils représentent pour le monde dépasse de loin leur nombre. A la croisée de l'Orient et de l'Occident, au coeur des guerres et des violences, ils rappellent la permanence de cette révélation vieille de deux mille ans : tous les hommes sont frères.

Devant l'adversité, un certain nombre d'entre eux ont tenté de se réfugier dans les pays voisins : Syrie, Jordanie, Turquie. Leurs conditions de vie sont affreusement difficiles. Beaucoup sont restés en Irak et leur situation est plus dure que sous le régime de Saddam Hussein. Les épreuves les plus cruelles les accablent. Ils sont la cible des fondamentalistes. Leurs églises sont détruites. Plusieurs de leurs prêtres ont été assassinés, et tous vivent sous la menace. Les demandes de rançon, les enlèvements, les tortures physiques et morales se multiplient. Ils ne reçoivent aucune aide. Ils ne disposent d'aucun recours.

A l'intérieur ou à l'extérieur, la vie des chrétiens d'Irak est un martyre permanent. Pour qu'ils puissent continuer à porter témoignage de leur fidélité, il leur reste un seul espoir : la solidarité des autres chrétiens du monde.

Chrétiens de France, je m'adresse à vous à l'instigation de Pax Christi, qui m'a demandé de rédiger cet appel. Vous avez le devoir d'apporter votre soutien à vos frères d'Irak. Il faut que les chrétiens d'Irak sachent qu'ils ne sont pas abandonnés, que d'autres chrétiens pensent à eux, prient pour eux, agissent pour eux, que tous les efforts seront faits pour améliorer leur existence quotidienne, et qu'il y a pour eux, dans leur longue nuit, quelque chose qui ressemble, au loin, à une lueur d'espérance.

vendredi, 28 décembre 2007

Raffarin : «Il faudra compléter la loi de 1905».

06921f32083cc1c250c78337074887ba.jpgEntretien publié dans Le Figaro,
le 28 décembre 2007.

L'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin répond à François Bayrou qui, dans les colonnes du Figaro, a critiqué l'idée de «laïcité positive» de Nicolas Sarkozy.

LE FIGARO. En quoi la laïcité vue par François Bayrou vous heurte-t-elle?

Jean-Pierre RAFFARIN. J'y vois une déclinaison d'un vieux concept, exclusif des religions. Cette vision historique doit être modernisée. Notre paysage religieux n'est plus celui du temps des «cultes révolutionnaires» de Robespierre. Aujourd'hui, nous avons besoin de la laïcité partagée pour régler les relations entre religions et politique, mais aussi pour servir de grammaire entre les différentes religions, pour leur permettre de se parler dans l'espace public.

La France doit-elle renoncer à son exception républicaine ?

Non, mais nous devons l'adapter. Défendre la spécificité française en reprochant à Nicolas Sarkozy ses références aux racines chrétiennes de la France, comme le fait François Bayrou, c'est nier la réalité. En cette période de Noël, que voit-on ? Des Français qui, partout, célèbrent une fête religieuse, familiale et sociale. Au débat passéiste entre «la morale laïque» et «la religion civile», telle que la définissait Rousseau, je préfère le concept d'«éthique antérieure» de Paul Ricœur, car les religions sont, en amont, des sources pour les normes de la morale publique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle je suis favorable à l'enseignement de l'histoire des religions à l'école.

Êtes-vous partisan d'une révision de la loi de 1905 ?

Il faudra sans doute la compléter, notamment en matière de santé publique, mais je ne pense pas utile de remettre en cause ses fondements. La société française ne peut accepter qu'une religion tente de lui imposer un projet politique. Face au prosélytisme, à des provocations particulières, comme le port de signes religieux ostentatoires à l'école, il a fallu réagir. C'est pourquoi j'ai fait voter la loi interdisant le port du voile dans les établissements scolaires, et aussi pourquoi je suis favorable à des procédures transparentes en matière de construction d'écoles religieuses. Ce serait un moyen efficace de lutter contre des pratiques clandestines. Avec Nicolas Sarkozy, nous avons eu d'utiles débats aussi bien sur la question du voile que sur celle de l'organisation du culte musulman en France ; cela a été le début d'une vraie proximité en contribuant à notre réflexion sur la nécessité de sortir la laïcité du carcan historique dans lequel elle était enfermée. Je partage tout à fait sa conception d'une laïcité «positive» représentant la diversité des religions en France.

Est-ce le rôle du politique de se mêler de questions spirituelles ?

Bien sûr. On ne peut pas limiter le politique à un rôle de technicien. Il ne s'agit pas de penser à la place des citoyens, mais pour garantir leur liberté, il faut avoir la conscience de la profondeur de la question du sens. On ne peut donc pas l'exclure du débat public. Je pense que l'apostasie n'est pas une force de progrès dans nos sociétés.

De nombreux pays ne souffrent-ils pas plutôt d'un excès de religiosité ?

C'est évidemment vrai pour des pays qui fondent leur projet politique sur un islam radical, mais le meilleur moyen de les aider à s'en sortir, c'est d'être attentif, chez nous, à l'expression d'un islam modéré.

Aux États-Unis également, la religion envahit le débat public. Est-ce souhaitable en France ?

Non, absolument pas. Les États-Unis sont entrés dans un mélange des genres qui n'est pas, pour nous, acceptable. Le discours politique n'a rien d'une prière, et je suis hostile à l'affichage ostentatoire des pratiques religieuses chez les politiques. D'ailleurs, quand j'étais premier ministre, j'ai veillé à la discrétion de mes pratiques religieuses personnelles.

mercredi, 17 octobre 2007

Monseigneur Vingt-Trois créé cardinal.

de573b7c995aa45060db2ebb03c069ab.jpgLe pape Benoît XVI a annoncé mercredi la nomination de Mgr André Vingt-Trois, archevêque de Paris, parmi les 18 nouveaux cardinaux qui recevront les signes de leur charge lors d'un consistoire de tous les cardinaux convoqué pour le 24 novembre..

Les 18 nouveaux cardinaux de moins de 80 ans recevront les signes de leur charge lors d'un consistoire de tous les cardinaux convoqué pour le 24 novembre.

Avec ces nouvelles nominations, le collège des cardinaux électeurs d'un futur pape comprendra 121 membres, un de plus que la limite fixée par le pape Paul VI.

Le pape a également nommé cinq cardinaux de plus de 80 ans.

Parmi les nouveaux princes de l'Eglise figurent sept hauts prélat du Vatican comme l'ancien "ministre des affaires étrangères", Mgr Giovanni Lajolo, actuellement gouverneur de l'Etat du Vatican, et Stanislaw Rylko, président du conseil pontifical pour les laïcs.

Le pape a également élevé à la dignité de cardinal onze archevêques de villes importantes, dont ceux de Paris, Mgr André Vingt-Trois, de Barcelone (Espagne) Mgr Luis Martinez Sistach, de Nairobi (Kenya) Mgr John Njue ou de Gênes (Italie) Mgr Angelo Bagnasco, nouveau président de la conférence épiscopale italienne.

Les cardinaux sont des conseillers du pape. Ceux âgés de moins de 80 ans sont chargés d'élire un nouveau pape après le décès du précédent, lors d'un conclave réuni à huis-clos.

Mgr André Vingt-Trois est archevêque de Paris depuis de 11 février 2005, date à laquelle il a succédé au cardinal Jean-Marie Lustiger qui avait alors souhaité quitter ses fonctions en raison de son âge.

André Vingt-Trois est né le 7 novembre 1942 à Paris dans une famille catholique non pratiquante. Il a fait ses études au lycée Henri IV et est entré en 1962 au séminaire de Saint-Sulpice d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il est titulaire d'une licence de théologie.

André Vingt-Trois a été ordonné prêtre pour le diocèse de Paris en 1969.

Il a été vicaire de la paroisse Sainte-Jeanne-de-Chantal à Paris (XVIe) puis directeur du séminaire de Saint-Sulpice avant d'être en 1981 nommé vicaire général du diocèse de Paris par Mgr Lustiger, archevêque de Paris. Il a été nommé archevêque de Tours en 1999 puis archevêque de Paris en 2005.

Il est également membre du Conseil pontifical pour la famille.

Sources: AFP.

jeudi, 09 août 2007

À toi, Jean-Marie, qui m'as appris l'Église.

e8cec95a3c28ccc2f7b4a3ad6dbbb24e.jpgPar Guy Gilbert, prêtre.

Tribune publiée ans Le Figaro,
le 07 août 2007.


Au cours d'une ultime et surprenante sortie, tu as dit aux académiciens que « tu allais retrouver le cardinal de Richelieu ».

Même si la fréquentation d'une telle éminence, elle, politique, n'était pas recommandable sur terre, elle doit l'être maintenant depuis qu'elle est baignée dans la miséricorde divine.

Tu as un sacré courage d'avoir osé nous dire que tu allais nous quitter. Tu gardes jusque sur ton lit de souffrance ton humour pudique.

Tu te souviens sans doute du repas que j'ai partagé avec toi en 1971 alors que tu étais curé de Sainte-Chantal. J'étais coincé sans le savoir entre deux futurs archevêques de Paris : toi et André, ton vicaire d'alors, ton successeur d'aujourd'hui.

L'Église de Paris t'a accueilli dans l'étonnement et la joie. Brillant curé tu étais. Archevêque jaillissant d'idées, tu as marqué et changé ton diocèse.

Tu ne paraissais pas « évêque ». Certains de tes frères, eux, semblent « nés » épiscopes ! Pas toi. Ta simplicité est naturelle, et tu es resté un humain parmi les humains.

Il suffisait de te voir prêcher, Bible à la main pour savoir que la parole de Dieu te hantait. Comme tout curé de campagne.

T'étais parfois long. Je te le disais et tu souriais. T'es pas toujours facile à vivre, paraît-il. Ça, je ne l'ai jamais constaté. Le jour où tu es venu manger avec nos jeunes loubards dans notre permanence, tu as su communiquer avec eux simplement, bellement.

Ils t'ont donné du « Monsieur » sans bien savoir ce que tu représentais pour moi. Il a fallu que je leur dise que tu étais mon patron pour qu'ils comprennent que je ne me donnais pas ma propre mission. Mais que tu veillais au grain même si je ne te voyais pas beaucoup.

Un jour tu m'as dit simplement : « Avec ta mission impossible, ne va pas jusqu'au feu rouge, avertis-moi dès l'orange. » Je n'ai pas oublié ce sage conseil.

Tu étais dans la lignée du cardinal Duval, mon premier évêque, et François Marty, qui m'a joyeusement accueilli à Paris.

Tu m'as appris l'Église et cimenté en elle.

Seulement ta trajectoire issue de nos « frères aînés » les juifs m'a permis d'approfondir ce que ce peuple d'où tu es issu peut apporter de neuf à l'Église.

D'un JMJ à l'autre où je t'ai retrouvé, infatigable pasteur des jeunes d'aujourd'hui, tu m'as enraciné dans l'Église de Paris que j'aime tant.

Tu as fait des petits. Beaucoup. Imposer les mains, derrière toi et tes frères à près de 400 jeunes prêtres en trente-sept ans de présence dans ton diocèse, a été pour moi une grande joie. Là, tu as fait fort. Tes paroles consécratoires lors des ordinations m'ont marqué profondément.

La façon dont tu les prononçais me vrillait le coeur. Chaque mot était dit avec force, avec l'éternelle jeunesse de celui qui transmet l'Esprit saint pour qu'après toi nous puissions faire descendre l'amour dans nos mains nues.

Pour cela, merci Jean-Marie.

lundi, 06 août 2007

Disparition du Cardinal Jean-Marie LUSTIGER.

3ffd7f661c2d75de2000cda924652aac.jpgLe Cardinal Jean-Marie Lustiger, Archevêque émérite de Paris, s'est éteint hier-soir des suites d'une longue maladie, à l'âge de 80 ans.

Je tenais à lui rendre hommage et assurer son âme de mes prières les plus sincères.

NCL

lundi, 02 avril 2007

Jean-Paul II : deux ans déjà...

medium_edrt.jpgIl y a deux ans, jour pour jour, Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II disparaissait, rappelé par le Seigneur, après une vie au service de l'humanité toute entière.
Ensemble souvenons-nous et prions pour le salut de cet infatigable artisan de la Paix.

Nicolas CALLEGARI-LEFEVRE