samedi, 07 mars 2009
Certe, elle n'était pas femme et charmante en vain

Mais le terrestre en elle avait un air divin.
Des flammes frissonnaient sur mes lèvres hardies ;
Elle acceptait l'amour et tous ses incendies,
Rêvait au tutoiement, se risquait pas à pas,
Ne se refusait point et ne se livrait pas ;
Sa tendre obéissance était haute et sereine ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce ! et quoi de plus inattendu
Que d'avoir tout donné sans avoir rien perdu !
Elle était nue avec un abandon sublime
Et, couchée en un lit, semblait sur une cime.
A mesure qu'en elle entrait l'amour vainqueur,
On eût dit que le ciel lui jaillissait du coeur ;
Elle vous caressait avec de la lumière ;
La nudité des pieds fait la marche plus fière
Chez ces êtres pétris d'idéale beauté ;
Il lui venait dans l'ombre au front une clarté
Pareille à la nocturne auréole des pôles ;
A travers les baisers, de ses blanches épaules
On croyait voir sortir deux ailes lentement ;
Son regard était bleu, d'un bleu de firmament ;
Et c'était la grandeur de cette femme étrange
Qu'en cessant d'être vierge elle devenait ange.
Victor Hugo
13:01 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, poèsie, politique, sarkozy, ump, ps, pc, verts, lcr
samedi, 09 septembre 2006
Illuminations Deauvillaises
Telles les mouettes qui survolent la ville
Je ne suis qu'un oiseau qui vole et qui navigue
De ce ciel gris qui a connu tous les régimes
Se dégagent les bonheurs des plaisirs maritimes
Sur ces Planches auxquelles Lelouch offrit la renommée
J'attends Trintignant dans le souvenir d'Anouk Aimée
Il est en retard, peut-être ne viendra-t-il pas ?
Le voilà qu'il arrive
J'entends les hennissements de sa Mustang virile
NCL
11:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Poésie































































































