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        <title>Blog de Nicolas Callégari-Lefèvre</title>
        <description>PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT (Devise de l'Ordre de la Libération)</description>
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        <lastBuildDate>Sat, 05 Jul 2008 10:46:34 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Bon anniversaire, Québec !</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 04 Jul 2008 07:39:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/229904934.jpg&quot; id=&quot;media-1108485&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;raffarin bureau.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean-Pierre RAFFARIN,&lt;br /&gt;ancien Premier Minsitre,&lt;br /&gt;Vice-Président de l'UMP.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 3 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien premier ministre, qui préside le comité français d'organisation pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, salut les liens entre la France et la capitale de la Belle Province.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La France rend hommage au peuple québécois et à ses origines françaises. À Québec, elle marquera, par l'aménagement du Centre de la francophonie pour les Amériques, l'union de nos peuples d'une empreinte indélébile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel message Samuel de Champlain a-t-il voulu adresser aux représentants des premières nations qui l'ont accueilli au bord du Saint-Laurent le 3 juillet 1608 ? Le temps nous a permis de le déchiffrer : la diversité fonde l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la ville de Québec, avec la nation québécoise, avec l'État canadien, la France reste fidèle à l'audace créatrice de ce «navigateur d'avenir». Nous faisons la fête avec Québec et construisons le futur de notre coopération. Sur le bord du Saint-Laurent, Québec vous tend les bras, répondez à l'appel du premier ministre Jean Charest qui vous dit «Français, venez chez nous», découvrez «cette voie rapide pour l'Amérique».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à une rencontre de passion que l'on vous convie, et au-delà, ensemble, nous nous engageons pour que la diversité devienne une valeur universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a mobilisé son affection généreuse et propose aux Québécois des événements inédits, et, en France, elle accompagne plus de 200 événements qui se déroulent sur tout notre territoire et expriment ainsi la diversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité culturelle et linguistique par laquelle nous affirmons notre détermination à faire vivre la convention de l'Unesco sur la protection et la promotion des expressions culturelles, combat que nous avons gagné en commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité économique qui permet d'accompagner nos entreprises sur le marché américain : Québec est la porte d'entrée pour ces marchés, la France la porte d'entrée sur l'Europe pour le Québec. Nous atteindrons l'objectif des 1 000 accords de PME de part et d'autre de l'Atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité territoriale qui nourrit notre coopération de projets proches des populations. Le renforcement du partenariat entre les pôles de compétitivités et les créneaux d'excellence en est le témoignage, notamment dans l'aéronautique, la santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit, pour la France, de réaffirmer la relation privilégiée et directe qui existe entre les deux gouvernements. Depuis quarante ans, cette volonté politique a toujours été réaffirmée. François Fillon reprend la tradition des visites alternées des premiers ministres, c'était nécessaire. Le président de la République française, à la mi-octobre, aura l'occasion de préciser la nature de la relation que la France souhaite développer avec l e Québec pour ce XXIe siècle. Une chose est certaine : notre fraternité historique caractérisera toujours nos liens ; personne ne peut en être jaloux, nous sommes nés comme cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette relation se situe au-dessus des partis politiques, les changements politiques, de chaque côté de l'Atlantique, ne l'ont jamais remis en question parce qu'elle est unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le «400e» m'a permis de travailler «aux preuves d'amour» qu'il faut toujours ajouter à l'amour entre les peuples. Mais je n'oublie pas que le Canada, est un pays «né en français» selon les mots de son premier ministre, il peut compter sur l'amitié fidèle de la France, notre fraternité avec la nation québécoise nous oblige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toutes celles et tous ceux qui ont mis leur intelligence au service de ce grand projet : «Ensemble, nous montrons qu'aimer la diversité c'est aimer l'avenir.»
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                <title>Libération d'Ingrid BETANCOURT.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 01:04:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/36845027.jpg&quot; id=&quot;media-1105161&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;20080703PHOWWW00019.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après plus de six années de captivité, Ingrid BETANCOURT est enfin libre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette libération qui arrive comme une surprise, est le fruit de la mobilisation de la communauté internationale qui, soudée à la cause d'Ingrid, a travaillé sans relâche à ce dénouement heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut évidemment saluer l'action du président colombien URIBE, l'engagement et la détermination de Nicolas SARKOZY dans ce combat, mais aussi celles de Jacques CHIRAC et de Dominique de VILLEPIN. Il ne faut bien sûr pas oublier toutes celles et tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à cette action humanitaire, tout comme celles et ceux qui se sont engagés depuis des années derrière la famille d'Ingrid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL
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                <title>Le général d'armée Elrick IRASTORZA nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Défense</category>
                                                <pubDate>Thu, 03 Jul 2008 01:00:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/127847925.jpg&quot; id=&quot;media-1104255&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;general_irastorza.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le général d'armée Elrick IRASTORZA a été nommé ce jour en conseil des ministres chef d'état-major de l'armée de Terre pour succéder au général d'armée Bruno CUCHE à la tête de l'armée de Terre. Il occupait les fonctions de major général depuis le 1er août 2006.&lt;br /&gt;Cette fonction sera assumée à présent par le général de corps d'armée François-Pierre JOLY jusqu'alors gouverneur militaire de Lyon, commandant de la région Terre Sud-Est et officier général de la zone de défense Sud-Est depuis le 1er octobre 2006. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sources: EMAT.&lt;/em&gt;
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                <title>Bon anniversaire Line !</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 09:54:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/1227485854.jpg&quot; id=&quot;media-1103489&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;line_renaud_reference.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En ce 2 juillet 2008, Line RENAUD fête ses 80 ans. Qui pourrait le croire? Personne! Et pourtant cette information est tout ce qu'il y a de plus anthentique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Ma Chère Line, je voudrais vous dire combien on vous aime! Combien on vous admire! Combien vous comptez dans notre vie! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet événement national, puisque c'en est un, est l'occasion de rendre hommage évidemment à l'immense artiste que vous êtes (chanteuse, actrice, comédienne), mais aussi et surtout à la femme de coeur qui depuis de nombreuses années s'investit corps et âme dans la lutte contre le SIDA. N'oublions pas que c'est sur votre initiative que ce combat débuta en France, au début des années 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on vous souhaitez pour les 20 ans à venir, si ce n'est le Bonheur, l'Amour et la Santé, pour qu'a 100 ans vous nous fassiez encore rêver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas
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                <title>L'honneur d'un Général.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 02 Jul 2008 09:14:43 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1939181276.jpg&quot; id=&quot;media-1103431&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;cd0c1c6e-47b1-11dd-b22a-c0e466ddee57.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Yves Thréard.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Editorial publié dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 2 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Moins de quarante-huit heures après la bavure de la caserne de Carcassonne, le chef d'état-major de l'armée de terre a démissionné. Pareille spontanéité doit être saluée. Est-elle le signe d'un changement de mentalité dans notre pays ? On le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Responsable mais pas coupable : longtemps, la France s'est réfugiée derrière cette formule pratique, qui a autorisé l'absolution de nombre de dirigeants politiques, militaires ou industriels. Hors quelques exceptions, la culture de la défausse était la mieux partagée. Les tribunaux étaient davantage fréquentés par les seconds couteaux. Le doute profitait aux donneurs d'ordre, quand l'opprobre s'abattait sur les lampistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'affaires d'État, à commencer par celle du Rainbow Warrior, qui a tout de même fini par la démission de Charles Hernu, alors ministre de la Défense, se sont perdues dans le labyrinthe des procédures. Nombre de malfaçons, de la vie économique cette fois, et chiffrées en milliards de francs ou d'euros, se sont égarées dans le maquis judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Cuche vient de faire mentir la tradition. Certes, il ne s'agit pas ici d'un de ces épisodes en eaux troubles dont l'État et ses représentants ont parfois le secret. Non, l'histoire est simple : un fait divers, par un dimanche d'été, dû à la méprise d'un sergent de 28 ans qui tire à balles réelles lors d'une journée portes ouvertes de sa caserne. Dix-sept blessés, dont quatorze civils, et beaucoup d'émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, Bruno Cuche évoquait son départ. Qu'il ne pouvait mettre qu'à exécution tant la pression morale exercée par le président de la République était forte. Lundi, à la télévision, Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots. D'autres démissions pourraient donc suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vague de transparence dans les rangs de la grande muette, qui est d'usage aux États-Unis et en Israël, marque peut-être une saine rupture. Mais elle doit être aussi remise dans son contexte. Celui de l'actuelle réforme de l'armée française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choix du chef de l'État pour adapter nos forces aux défis de la guerre du XXIe siècle (terrorisme, cyberattaques…) ne sont pas approuvés par tous les militaires. Cette politique s'accompagne d'une cure d'amaigrissement sans précédent : baisse des effectifs de 54 000 hommes, fermeture d'une trentaine de bases, report de la construction d'un deuxième porte-avions. Autant de mesures d'austérité qui ont été critiquées par un groupe d'officiers généraux et supérieurs baptisé «Surcouf» dans les colonnes du Figaro. C'est peu de le dire, Nicolas Sarkozy n'a pas apprécié l'initiative. Elle a jeté un froid à l'Élysée, où l'humeur n'est pas au pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naguère, le drame de Carcassonne n'aurait peut-être pas entraîné la démission du patron de l'armée de terre. Mais, pour autant, il ne peut être seulement tenu pour une «victime collatérale» des tensions nées de l'actuelle réforme militaire. Même si certains ne manqueront pas de le dire. Sans respect pour le sens de l'honneur d'un général qui a su, en son âme et conscience, assumer le devoir de son grade. Exemple à suivre.
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                <title>communiqué de presse du général d'armée Bruno Cuche, chef d'état-major de l'Armée de Terre.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 20:33:35 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/479199772.jpg&quot; id=&quot;media-1102783&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;CUCHE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Contrairement à certains commentaires que je peux lire ou entendre depuis que j’ai décidé de présenter ma démission de chef d’état-major de l’armée de Terre au Président de la République, je souhaite affirmer que cette décision, que j’avais évoquée dès dimanche soir avec le ministre de la Défense, est exclusivement liée aux événements dramatiques survenus lors des portes ouvertes du 3ème RPIMa à Carcassonne, le 29 juin dernier et aux dysfonctionnements qu’ils révèlent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que chef militaire, j’entends ainsi assumer pleinement les responsabilités qui sont les miennes et qui m’ont été confiées par le Président de la République, chef des armées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réforme en cours qui attend les armées, et à l’élaboration de laquelle j’ai participé, est absolument nécessaire. Je l’ai constamment portée et soutenue, et l’armée de Terre, sous les ordres de mon successeur, s’y engagera résolument. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Général d'armée Bruno CUCHE&lt;br /&gt;Chef d'état-major de l'Armée de Terre.
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                <title>Fusillade de Carcassonne: Démission du CEMAT.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 12:47:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/2120182501.jpg&quot; id=&quot;media-1102786&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2008-07-01T101855Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-DEFENSE-CARCASSONNE-DEMISSION-2008070_high.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Moins de 48 heures après le drame qui s'est produit à Carcassonne, au cours duquel un sergent du 3e RPIMA a confondu un chargeur à blanc avec un autre, contenant des balles réelles et faisant dix-sept victimes, le Général d'armée Bruno CUCHE, Chef d'état-major de l'Armée de Terre a présenté sa démission au président de la République qui l'a acceptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès hier, le Général CUCHE avait ouvert une enquête de commandement afin de clarifier les circonstances qui ont conduit au drame de dimanche dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démission présentée par le Général CUCHE illustre ici tout le sens des responsabilités et du devoir de cet officier supérieur qui sert l'Armée française depuis quarante ans et lui fait honneur. Qu'il me soit permis de saluer cet homme de conviction et ce militaire de haut rang qui a été élevé, il y a quelques semaines, à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère cependant que les réserves émises par le Général CUCHE il y a quelques mois, quant à la perspective du Livre Blanc sur la Défense Nationale (je pense notamment à un courrier qu'il avait adressé au CEMA), ne constituent pas la véritable raison de son éviction. Je souhaite préciser qu'en aucun cas je voudrais qu'un amalgame soit fait entre ces réserves internes à l'EMA et la tribune publiée par un groupe d'officiers généraux sous couvert d'anonymat, le 19 juin 2008, dans les colonnes du Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL
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                <guid isPermaLink="true">http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2008/06/30/concors-d-elegance-automobile-de-saint-cloud.html</guid>
                <title>Concours d'élégance automobile de Saint-Cloud.</title>
                <link>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2008/06/30/concors-d-elegance-automobile-de-saint-cloud.html</link>
                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Evénement</category>
                                                <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 14:47:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/120513125.jpg&quot; id=&quot;media-1100551&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;085210_1-lg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La première édition du grand concours d'élégance automobile de Saint-Cloud, s'est tenue les 28 et 29 juin dans le Parc du Château de Saint-Cloud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette manifestation à caractère international a rencontré un grand succès et pour cause; les organisateurs avaient fait venir par la route une Bugatti Royale Type 41, en l'occurence le célèbre &quot;Coupé Napoléon&quot;, prêtée par le Musée National de l'Automobile de Mulhouse. Rien que la présence de cette &quot;Royale&quot; est un événement en soi, dans le microcosme de l'automobile de collection. En effet, il n'existe que six exemplaires de cette limousine de prestige destinée à l'origine aux têtes couronnées. L'ironie de l'histoire a voulu qu'aucun monarque n'utilise la &quot;Royale&quot;, à l'exception du Sultan du Maroc, Mohamed V, qui se la fit présentée par Ettore Bugatti en personne, mais qui ne l'acquit jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre voiture d'apparat présente à ce concours, la Citroën SM Présidentielle carossée par Henri Chapron, la fameuse &quot;2PR75&quot;, prêtée par le parc automobile de la Présidence de la République. Commandée par le Président Georges POMPIDOU en 1971 et inaugurée l'année suivante, à l'occasion de la Visite d'Etat de S.M. la Reine Elisabeth II à Paris, la SM Présidentielle a véhiculé de nombreuses personnalités, à commencer par les présidents français, de Georges POMPIDOU à Jacques CHIRAC, qui l'utilisa pour remonter les Champs-Elysées lors de sa première investiture, le 27 mai 1995. Elle servi également à véhiculer le Pape Jean-Paul II à l'occasion de l'une de ses visites en France dans les années 1980. Sa dernière sortie en date remonte au mois d'avril 2004, lors de la dernière Visite d'Etat de la Reine Elisabeth II à Paris; on dit d'ailleurs qu'il s'agit d'une des voitures préférées de Sa Majesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A n'en pas douter, la première édition de ce concours d'élégance automobile de Saint-Cloud, ne sera pas la dernière!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL&lt;br /&gt;
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                <title>La culture au cœur du projet européen.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Culture</category>
                                                <pubDate>Sat, 28 Jun 2008 10:16:26 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1217426049.jpg&quot; id=&quot;media-1097433&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;20070407_FIG000001150_23169_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Renaud DONNEDIEU DE VABRES,&lt;br /&gt;ancien Ministre de la Culture.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 28 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien ministre de la Culture exhorte l'Europe à retrouver un contenu par la culture.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Identité, fierté, ouverture, racines, création, tradition, modernité, valeurs, autant de mots qui semblent avoir disparu du langage dès qu'il est question d'Europe ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui ne voit pourtant que les peuples européens sont en quête de repères, de sens, de réappropriation de leur propre histoire. De liberté et de pouvoir démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actualité, dans sa brutalité et sa violence, trouble en permanence nos concitoyens. Au fur et à mesure que les horizons resplendissants d'un univers mondialisé semblent s'ouvrir, le ciel politique, en fait, s'assombrit, la réalité quotidienne rappelant à chacun la dureté des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus l'étranger est proche, plus les frontières s'estompent, plus est grand le besoin de s'identifier, de se localiser, de s'appartenir. De se retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'individu, confronté à des cultures, des religions, des modes de vie qui ne lui sont pas familiers, se sent parfois ignoré, broyé, méprisé. Pour savoir accueillir « l'autre », quel qu'il soit, il faut être soi-même en situation de rayonnement, de réussite, d'harmonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l'Europe est le rempart politique le plus solide et le plus efficace pour que soit protégée et valorisée notre diversité, pour que nous réussissions à être une vraie puissance mondiale, force est de constater que les citoyens ont régulièrement une bonne raison d'exprimer leur refus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il s'agisse du «plombier polonais» ou de la question de la viande, de la pêche ou de la chasse, il y a toujours matière à se focaliser sur un défi économique, une remise en cause d'acquis jugés menacés par l'aventure européenne. Tel est le paradoxe qu'il nous faut surmonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l'inquiétude de l'avenir que manifeste avec force le refus d'Europe, lors des consultations référendaires, il est urgent et impératif de parler culture aux citoyens européens. Faire de la mise en valeur du patrimoine, de l'accueil à la création contemporaine, de la circulation des œuvres et des artistes, de l'éducation artistique de vraies priorités politiques, n'est plus aujourd'hui l'expression nécessaire d'un simple supplément d'âme ou la manifestation élégante de la vie artistique ; c'est, plus fondamentalement, une réponse à l'attente consciente ou inconsciente des peuples européens. Célébrer une langue, cultiver une tradition, accueillir l'architecture contemporaine, faire vivre les expressions culturelles nouvelles, honorer le répertoire, se projeter dans l'avenir grâce à l'histoire, donner le goût de la découverte et de l'innovation, préserver objets et métiers d'art, s'ouvrir aux cultures urbaines sont autant de projets de réconciliation, qui permettent même l'affirmation de notre identité européenne et la reconnaissance de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de contradiction entre l'Europe des arts et la révolution numérique, pas de conflit entre la dimension spirituelle et l'impératif du progrès social, pas d'opposition véritable entre la singularité d'une langue à protéger et la nécessité de la traduction, qui, selon Umberto Ecco, est «le langage de l'Europe». Ce sont des forces qui se nourrissent les unes des autres, dont nous pouvons et devons être fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas voir, en outre, que notre attractivité et notre développement économiques sont principalement fondés sur notre capital culturel et artistique, sur notre potentiel d'intelligences, de savoirs, de créativité et d'imagination ? Culture et croissance sont une rime riche de sens et de conséquences concrètes pour le citoyen !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons placer la question de la culture au cœur même du projet politique européen. C'est le meilleur moyen d'inspirer une confiance populaire qui nous fera définitivement défaut si nous donnons le sentiment de renoncer à l'atout de la civilisation européenne. Ce n'est pas un repli, une fermeture, un recul de nos ambitions. C'est au contraire l'affirmation dynamique que notre diversité est une richesse et que notre unité est un projet et non un nivellement par le bas. La flamme culturelle européenne nous donne les moyens de tendre la main aux autres cultures du monde, de nouer un dialogue fécond en commençant naturellement par la Méditerranée, Mare Nostrum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l'intégrisme et aux violences, face à l'uniformisation et à la marchandisation excessives de nos sociétés, l'Europe de la culture est notre nouvelle frontière. C'est aussi le respect dû à chacun, à chaque peuple, à son histoire et à son devenir. C'est l'essence même de la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président de la République a voulu que la France soit en «tenue» européenne pour mettre en lumière les 26 États membres lors de la présidence française. La saison culturelle européenne, qui débute le 1er juillet et qui accueillera partout en France de très nombreuses manifestations artistiques des 26 autres pays, n'est donc pas un divertissement. C'est un projet politique fondateur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commencer par la culture, c'est vouloir enrayer la spirale de la peur qui conduit au refus. C'est centrer notre projet politique sur l'essentiel. C'est conjuguer perspective collective et affirmation de soi. C'est placer l'homme au cœur de notre idéal politique et humaniste. C'est faire de l'Europe un modèle envié. C'est agir pour la prospérité et la paix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela créera la dynamique populaire d'un oui à l'Europe, qui est le défi des temps actuels.
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                <title>Les alliés de l'UMP donnent de la voix.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 20:33:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/962817957.jpg&quot; id=&quot;media-1099373&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;ump-764547.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean-Baptiste GARAT, journaliste.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Article publié dans Le Figaro, le 27 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Partis et clubs associés dans l'UMP ou alliés du parti présidentiel peinent à trouver leur place.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avis de turbulences sur la majorité. En faisant écho depuis dix jours aux doutes des partenaires de l'UMP, Jean-Pierre Raffarin a voulu rappeler l'UMP à « sa vocation première : rassembler dans une grande famille, une famille centrale » la droite et le centre. Nicolas Sarkozy « doit bien mesurer que le système politique aujourd'hui n'est pas stabilisé », mettait en garde le vice-président de l'UMP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car un an après l'élection présidentielle, l'organisation des partis associés dans la majorité manque toujours autant de lisibilité. Au sein de l'UMP, les « partis et mouvements associés » rappellent un à un la direction à ses obligations. Christine Boutin, présidente du Forum des républicains sociaux, a exprimé son mécontentement lors du conseil national de son parti début juin. « L'UMP est en train de retrouver les traits de l'ancien RPR : un parti très hiérarchisé qui n'a plus d'expression propre par rapport à l'action du chef de l'État », a-t-elle dit. Le coup de gueule de la ministre du Logement a fait son petit effet. Le secrétaire général adjoint Xavier Bertrand a souhaité, à deux reprises, rassurer l'ex-candidate à l'Élysée sur le statut de son parti au sein de l'UMP.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Parti radical, lui aussi fondateur de l'UMP, les inquiétudes ne sont pas tues. « La promesse d'un grand parti de la droite et du centre n'a pas été tenue, explique Serge Lepeltier, vice-président du Parti radical. Ils ne prennent même plus la peine d'équilibrer les sensibilités : tous les leviers sont dans les mains de personnes issues du cœur du RPR. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nomination de Christian Estrosi au poste de secrétaire général adjoint, après celles de Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet en mars, est-elle la goutte d'eau qui fait déborder le vase ? Ou bien est-ce la non-reconduction du centriste Marc-Philippe Daubresse à la vice-présidence de l'Assemblée ? On ne tarissait pourtant pas d'éloge sur le député UMP du Nord qui avait organisé la convention sociale du 12 juin, première étape du retour du débat à l'UMP. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Marques d'attention&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il alors plus facile d'être allié de l'UMP qu'associé au sein même du parti ? Pas si sûr. La difficile mise en place d'un comité de liaison de la majorité, qui s'est réuni la dernière fois à Matignon il y a dix jours, est symptomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au Nouveau Centre, qui aspire à devenir « le second pilier de la majorité » selon son président Hervé Morin, l'irritation est perceptible. Après la carte famille nombreuse, son président exécutif Jean-Christophe Lagarde a demandé cette semaine que l'UMP recule sur la question des déremboursements. « Notre vocation n'est pas d'être la copie conforme de l'UMP », rappelle le député de Seine-Saint-Denis. Il voit d'ailleurs plutôt d'un bon œil l'initiative de Jean Arthuis, qui organise demain au Sénat une réunion sur le thème « Rassembler les centristes ». « Le moment est venu de reprendre notre aventure politique collective », explique le sénateur de Mayenne, qui annonce notamment la participation d'une dizaine de ses collègues sénateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'aile gauche de la majorité, elle tarde à prendre forme. Jean-Marie Bockel réunit ses troupes demain, pour les premières Rencontres de la Gauche moderne. Il devrait leur lire un message de Nicolas Sarkozy et un autre de François Fillon, marques d'attention certes, mais pas forcément d'autonomie pour un parti naissant.
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                <title>Du gaullisme et de son actualité.</title>
                <link>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2008/06/27/du-gaullisme-et-de-son-actualite.html</link>
                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Fri, 27 Jun 2008 09:47:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/563073485.jpg&quot; id=&quot;media-1095814&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3f6935d8-436d-11dd-a703-06b70e824aa2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean CHARBONNEL, ancien ministre du Général de Gaulle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 27 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien ministre, «gaulliste social », juge la politique du président de la République à l'aune de l'héritage intellectuel et politique du Général.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il possible à un gaulliste survivant de la période gaullienne de notre histoire, de formuler un jugement sur la situation actuelle de la France ? Je crois pouvoir le tenter, au nom des vingt-cinq ans de fidélité qui m'ont permis de participer à l'œuvre du Général. Je sais bien que de Gaulle est mort il y a trente-huit ans et que la France de 2008 est profondément différente de celle des années qu'il avait marquées de sa puissante empreinte : il reste que son souvenir demeure fort dans l'opinion et que la référence à son action ne cesse d'être sollicitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc naturel qu'un gaulliste social exprime, lui aussi, son sentiment à cet égard, sans prétendre, bien entendu, à aucun privilège, puisque l'héritage de Charles de Gaulle, désormais indivis, est devenu, à un titre ou à un autre, le bien commun de tous les Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi beaucoup de nos amis se sont-ils prononcés en faveur de la candidature de M. Sarkozy à l'élection présidentielle ? Je n'ai pas à rappeler qu'il avait été le seul des principaux protagonistes à se recommander explicitement de l'exemple du fondateur de la Ve République et à manifester à la fois un désir de rupture avec l'engourdissement du pays lors des précédents septennats et une volonté de réformer en profondeur les structures de la nation, afin de lui rendre l'élan qu'elle avait perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons à l'essentiel, c'est-à-dire aux problèmes majeurs qui s'imposent au pays : la mise en œuvre des réformes promises ; l'évolution des institutions ; la politique extérieure et de défense de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous évoquerons brièvement les réformes, si nécessaires pour rétablir l'équilibre économique et social du pays, en exprimant seulement le vœu qu'elles se fassent dans l'équité, en s'inscrivant dans le grand courant du changement qui avait caractérisé les meilleures années de notre République, de Michel Debré à Jacques Chaban-Delmas. Tant il est vrai qu'il importait déjà, et qu'il importe toujours, que la France « épouse » pleinement son siècle. Quant aux institutions, dont la révision a été rendue indispensable par l'instauration que nous avons vivement regrettée du quinquennat, nous constatons que le premier acte du débat vient de se jouer : il appartiendra à la représentation nationale de lui apporter, en accord avec le gouvernement, la conclusion qui lui paraîtra utile à la nation. Pour notre part, nous ne pouvons que souhaiter que les modifications envisagées ne permettent pas un retour inopiné à un pouvoir parlementaire qui paralyserait l'exécutif. Car nous sortirions alors de la logique de la Ve République. Enfin, nous portons, pour des raisons étroitement liées à l'idée que nous nous faisons de la France, une attention particulière aux problèmes de politique étrangère et de défense. De l'Afrique à la Chine, sans oublier le Québec, ils sont immenses. Nous n'insisterons que sur ceux qui concernent la construction européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pris acte, sans joie, du traité de Lisbonne toujours contesté mais assurément meilleur que celui de Nice et que le projet de Constitution européenne que nous avions rejeté parce qu'il impliquait un fédéralisme que nous avons toujours refusé. Nous avons maintenant le sentiment que la prochaine présidence française de la Communauté européenne sera ardue, ne serait-ce qu'en constatant l'opposition persistante de l'Allemagne à une quelconque inflexion du mandat de la BCE et au projet d'Union méditerranéenne, pourtant positif et fécond. Il nous semble donc indispensable que, sans oublier la nécessité d'une concertation avec ses partenaires, la France rassemble toutes ses forces pour gagner cette épreuve, alors que la création d'une présidence stable de la Communauté et l'élection prévue du président de la Commission par le Parlement européen risquent de créer de redoutables conflits de légitimité pour demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques réflexions ne sont pas dictées par le désir d'un impossible retour à un âge d'or révolu ; l'enfermement dans le passé n'a jamais permis de construire l'avenir, pas plus que la politique du pire, dont certains ont encore la nostalgie. Pour notre part, nous gardons notre confiance à un pouvoir émanant du suffrage universel, source de toutes les légitimités. Nous le disons et le dirons sans complexe ni complaisance.
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                <title>Communiqué de presse du Club Nouveau Siècle.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Politique</category>
                                                <pubDate>Fri, 20 Jun 2008 07:37:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1191095744.jpg&quot; id=&quot;media-1085258&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;clip_image002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Le Club Nouveau Siècle, qui rassemble gaullistes de gauche et gaullistes sociaux, se rejouit que le Président de la République Nicolas Sarkozy ait réouvert le dossier de la participation. Il a demandé au Député Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l'U.M.P. de venir participer aux travaux de son A.G. du samedi 21 juin 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Lefèbvre interviendra sur le thème du dividende salarial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de cette A.G. une motion sera proposée visant l'organisation conjointe avec les sarkozystes de gauche de la Diagonale d'une grande manifestation prévue à l'automne 2008 autour de ces problématiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Reygrobellet.&lt;br /&gt;Président du Club Nouveau Siècle
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                <guid isPermaLink="true">http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2008/06/19/68e-anniversaire-de-l-appel-du-18-juin.html</guid>
                <title>68e anniversaire de l'Appel du 18 Juin.</title>
                <link>http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/archive/2008/06/19/68e-anniversaire-de-l-appel-du-18-juin.html</link>
                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Mémoire</category>
                                                <pubDate>Thu, 19 Jun 2008 12:23:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/1260157446.jpg&quot; id=&quot;media-1083931&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;03_136.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;A l'occasion du 68ème anniversaire de l'Appel du Général de Gaulle à la Résistance, Nicolas SARKOZY a présidé les cérémonies du 18 juin au Mont-Valérien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cours de la commémoration, Monsieur François JACOB, Chancelier de l'Ordre de la Libération, a ravivé la flamme du mémorial de la France combattante. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir assisté à cet événement emprunt d'émotion, sur lequel planait l'ombre de Pierre MESSMER, disparut récemment, j'ai eu l'honneur de me rendre sous l'Arc de Triomphe, en fin d'après-midi, pour déposer, en compagnie de Monsieur Alain BATAILLON-DEBES, Président du &quot;Club 18 Juin&quot;, une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu. Cette cérémonie, présidée par Monsieur Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d'Etat aux Anciens combattants et par le Général COMBETTE, Président du Comité de la Flamme, était honorée de la présence du Général DARY, Gouverneur militaire de Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL&lt;br /&gt;
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                <title>Livre blanc sur la défense : une espérance déçue</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 18 Jun 2008 08:40:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/573750551.jpg&quot; id=&quot;media-1081710&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;323275.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Un groupe d'officiers généraux et supérieurs des trois armées terre, air, mer , tenu à l'anonymat, commente le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale présenté le 17 juin par le président de la République.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 19 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les éléments de la nouvelle politique de défense qui viennent d'être rendus publics ont été, ce qui est bien normal, présentés par leurs auteurs d'une manière très encourageante. La réalité est quelque peu différente. Personne ne peut, ou ne souhaite, à l'intérieur des armées, mettre en cause les choix politiques du jour. D'abord, ils sont incontestables par nature. Ensuite, le souhait du président de la République, chef des armées, est de disposer d'un instrument militaire plus efficace pour un moindre coût ; de raisonner en termes d'efficacité et non d'équipements de prestige ; de faire preuve de réalisme quant aux menaces ; et enfin de ne se laisser arrêter par aucun a priori dogmatique. Ce souhait ne peut rencontrer que l'approbation de tous ceux qui ont fait le choix de la carrière des armes et qui ont souffert, ces dernières années, de l'immobilisme des institutions de défense. Et, dirions-nous, plus que l'approbation, le désir, avec volonté et discipline, de faire passer ce souhait dans la réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vérité oblige à dire, cependant, qu'au-delà des déclarations, la volonté présidentielle a été largement dénaturée par ceux, politiques, militaires ou personnalités qualifiées, qui avaient la charge de la mettre en œuvre. Voici pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès avant l'élection présidentielle et comme le président de la République l'avait bien vu, le système militaire français était à bout de souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En termes, tout d'abord, de capacités opérationnelles réelles : à cause du choix dicté par les groupes de pression de programmes d'équipement, sans considération particulière pour les nécessités nées de la réalité des engagements (cela aboutit, par exemple et dès cette année, à une rupture de la capacité de transport aérien stratégique, ce qui est à tout le moins regrettable pour une armée très engagée à l'extérieur) ; à cause de l'interdiction faite par les autorités politiques de l'époque à l'état-major des armées de poursuivre une véritable «étude capacitaire», qui eût révélé que, comme de nombreuses fois au cours de notre histoire militaire, une conception de la défense centrée sur les «programmes d'équipement» aboutissait à une dépense publique considérable pour une utilité opérationnelle faible ; avec en résultante, une «impasse financière» mettant en cause la crédibilité même du gouvernement dans son exécution des lois de programmation militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ensuite, en termes de choix des engagements, la situation n'était pas plus satisfaisante. L'absence de critères politico-militaires d'intervention, le flou des priorités géopolitiques (Afrique), l'absence de gestion des engagements dans le temps (Kosovo) aboutissaient à un saupoudrage de forces dicté par les habitudes du passé et la logique moutonnière de la participation obligatoire («il faut en être»). Il en résultait un rythme d'emploi soutenu, indifférencié, affectant des unités aux équipements vieillissants, dégradant leur niveau de préparation opérationnelle. Et, dans l'autre sens, alors que les menaces terroristes prenaient plus d'ampleur, le gouvernement comme les armées se refusaient même à penser l'action militaire sur le territoire national, à partir d'un contrat opérationnel distinct (à la notable exception de l'action de l'État en mer).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, en termes d'organisation, la situation était marquée par une grande confusion. Les choix d'interventions étaient opaques, ne donnant lieu à aucun débat, notamment parlementaire, à l'extérieur du cercle présidentiel, ce qui, les phénomènes de cour et les ambitions personnelles aidant, n'était certes pas un facteur de qualité des analyses préalables à la décision. La nouvelle définition des pouvoirs du chef d'état-major des armées n'avait entraîné aucune véritable réflexion, fondée sur la subsidiarité, entre la logique interarmées et la logique de milieu, notamment pour le soutien. Les organisations militaires restaient lourdes, «doublonnantes», peu centrées sur l'opérationnel. Les désignations aux postes les plus importants étaient délibérées entre militaires sur le fondement des couleurs d'uniforme, dans le cadre d'un «troc» presque permanent, aboutissant d'ailleurs à une durée d'exercice des responsabilités abusivement courte. La procédure de choix des programmes d'équipement, entre la direction générale pour l'armement (DGA) et les états-majors, était caractérisée par l'opacité et le conflit d'intérêt (le «service aux industriels») aboutissant à la dérive de coûts opaques, non maîtrisés, et à l'inadaptation des équipements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dire si le début du quinquennat avait fait naître les plus grands espoirs. Il est malheureusement probable aujourd'hui qu'ils seront déçus. Tout d'abord, les instances de la décision n'ont pas fonctionné de manière satisfaisante, la mission budgétaire de la révision générale des politiques publiques (RGPP) ayant prévalu, y compris en termes calendaires, sur la mission conceptuelle du livre blanc. Quant à cette dernière, la sous-représentation des militaires compétents n'a pas permis d'y effectuer un travail réaliste, ce que ses conclusions montrent à l'évidence. L'ampleur enfin des conflits structurels internes propres au ministère de la Défense n'a pas permis un travail serein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs points positifs sont à relever : le principe du resserrement des implantations (dont il faudra attendre la mise en œuvre, les militaires étant habitués à ce que les logiques politiques locales prévalent, ce qui est le cas depuis plus de vingt ans). L'insistance mise sur la protection «interne» de la nation elle-même, en termes d'organisation centrale et de contrat opérationnel. La revalorisation des fonctions de renseignement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste, le modèle d'analyse présenté par le livre blanc est à notre sens déficient et, davantage, marqué par un certain amateurisme. Le livre blanc souffre en effet d'une quadruple incohérence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, tout d'abord, par rapport à l'évolution générale des crises et des réponses généralement adoptées dans le monde. Alors que les crises se multiplient et se superposent sans se résoudre, l'Europe en général et la France en particulier diminuent leur effort de défense au moment même où chacun les augmente (les dépenses militaires mondiales ont progressé de 45 % en dix ans). On ne peut certes nier la crise budgétaire. Au moins devrait-elle donner lieu à une analyse «priorisante» des arbitrages, entre la défense et les autres budgets, et à l'intérieur du budget de la défense. Le livre blanc n'en fournit pas l'armature conceptuelle, puisqu'au titre des menaces il retient à la fois l'attentat terroriste, la guerre de haute intensité, le désordre dans le tiers-monde et la pandémie grippale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, ensuite, par rapport à l'évolution de la «conflictualité», le paradigme de la «guerre industrielle» (entre arsenaux étatiques) ayant été remplacé par celui de la «guerre bâtarde», le plus souvent «au sein des populations». Ce dernier exige à la fois des forces terrestres plus nombreuses, une capacité de projection aérienne et navale plus affirmée, une réorientation des programmes en conséquence. Ces choix ont été faits par les Britanniques voici plus de cinq ans. Nous en sommes, nous, à la diminution des effectifs de l'armée de terre et au «report» de la décision de construire le deuxième porte-avions, qui signe une rupture capacitaire majeure. Notre incapacité à sortir de la «réduction homothétique», faute d'une véritable analyse que le livre blanc ne fournit pas, conduit le modèle 2008 à n'être que la version dégradée du modèle 1996, lui-même version amoindrie du modèle 1989. Autant dire qu'aucun choix sérieux, hors celui, purement budgétaire, d'une réduction proportionnelle, n'aura été fait depuis vingt ans. Sous ce rapport, la nouvelle orientation en faveur du satellitaire ou la création d'un «commandement interarmées de l'espace» font figure de gadgets, lorsqu'on connaît les besoins réels et actuels des armées. Non que de telles mesures soient en elles-mêmes absurdes. Mais elles ne pourraient valoir que si elles procédaient d'une véritable analyse doctrinale et pratique de la «conflictualité», fondée sur les exemples nombreux que présente l'actualité, du Proche-Orient à l'Asie centrale. Cette analyse est absente du livre blanc. Les «avancées» qu'il présente (satellites, etc.) ressemblent à des lubies parce qu'elles ne sont pas sérieusement argumentées en termes d'arbitrage (alors qu'on voit les intérêts industriels qu'elles servent). Une réduction prévisible et sans imagination du format des armées, à peine compensée par d'hypothétiques innovations technologiques et organisationnelles : il y a comme une imposture à présenter ces résultats comme un progrès dans l'efficacité de l'instrument militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, en troisième lieu, par rapport à la volonté politique affichée à juste titre par le chef de l'État. Nous revenons dans l'Otan, avec une capacité militaire affaiblie, et tout en y revendiquant des postes de commandement. Nous prétendons faire de la politique européenne de sécurité et de défense (PESD) un dossier majeur du renforcement de la défense européenne sous présidence française, et nous baissons la garde au moment où nous souhaitons entraîner nos partenaires vers un renforcement de la défense européenne. Mais surtout, nous abandonnons aux Britanniques le leadership militaire européen, alors que nous connaissons la nature particulière de leurs relations avec les États-Unis. La France jouera désormais dans la division de l'Italie. Il est inutile de se payer de mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incohérence, en quatrième lieu, par rapport à la seule certitude que nous ayons : celle de nous engager vingt fois en Afrique dans les années qui viennent, pour y éviter des catastrophes humanitaires ou assurer l'évacuation de nos ressortissants. Si nous pouvons le faire aujourd'hui, c'est parce que notre réseau de bases nous confère une efficacité d'autant plus unique que l'ensemble des pays africains refuse le déploiement de l'US african command (commandement américain en Afrique) sur le sol africain. Pour gagner, et ceci est révélateur de la méthode retenue, &lt;br /&gt;3 000 postes budgétaires, nous affaiblissons de manière définitive notre positionnement, avec ce paradoxe que nos abandons vont conduire mécaniquement à un accroissement du nombre de crises que nous ne pourrons plus prévenir et dans lesquelles nous ne pourrons intervenir qu'à un coût incomparablement plus élevé. En contrepartie, les structures administratives intermédiaires des états-majors n'ont pas été touchées par l'exercice RGPP, alors qu'elles représentaient un gisement d'économies d'au moins le double. Quant aux «bases de défense», il ne s'agira, faute de crédits budgétaires pour de vrais investissements d'infrastructure, que de circonscriptions administratives de mutualisation de certaines dépenses mineures (habillement, restauration, etc.), entraînant simplement la création d'un maillage administratif supplémentaire. La mise en regard de ces deux éléments permet de mesurer le caractère de trompe-l'œil des mesures présentées ces jours-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le propos de cet article n'est pas de présenter le modèle qu'une réflexion plus avisée, et plus conforme aux volontés du chef de l'État, aurait permis d'élaborer. Nous voulons simplement souligner qu'une grande dépense d'énergie intellectuelle a simplement abouti à une réduction homothétique du format des armées. Au mieux, nous serons mieux renseignés, mais nous pourrons moins agir. Il eût fallu, au contraire, mieux définir les ambitions militaires de la France, puis ses priorités géostratégiques, y compris en termes concrets, en désignant les théâtres utiles ; en déduire un modèle pour notre armée et ses équipements, sans se refuser à porter le fer dans l'organisation militaire ou dans celle de la DGA ; ne pas s'illusionner sur les bénéfices à attendre de la «mutualisation des soutiens», dans un domaine où l'expérience (notamment britannique) enseigne qu'elle ne peut concerner que des secteurs de second ordre, la «logique de milieu» continuant de gouverner l'entretien des équipements majeurs. Pour ne l'avoir pas fait, les autorités de la défense ont laissé passer l'occasion historique que leur présentaient les circonstances et que justifiaient les ambitions du chef de l'État. Le reste est affaire de communication politique, qui ne saurait masquer la réalité d'un véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu'hier.
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                <title>Publication du Livre blanc : message aux armées du général d'armée Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 15:26:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/02/460912883.jpg&quot; id=&quot;media-1080500&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Officiers, sous-officiers, officiers mariniers, soldats, marins et aviateurs, personnel civil de nos armées, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;le Président de la République, chef des armées, s'est exprimé. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a, avec le Livre blanc, fixé, pour les quinze années à venir, notre politique de sécurité nationale et, par conséquent, les nouveaux contrats opérationnels. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces contrats permettent de faire face aux menaces prévisibles et de parer à toute surprise stratégique. Membre de la commission du Livre blanc, j'y ai veillé et assume devant vous ses conclusions. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que chef d'état-major des armées, investi de la confiance du Président de la République, je mettrai en oeuvre les réformes qui en découlent, sous l'autorité de notre ministre. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je le ferai sans aucun état d'âme, avec détermination, avec le souci constant de la valeur opérationnelle de nos unités, et, avant tout, de notre identité militaire qui la conditionne. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attends de chacun d'entre vous, en particulier de ceux qui sont investis de fonctions d'autorité, qu'ils agissent, sous mes ordres dans le même sens. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chantier qui nous attend est immense. je n'ignore rien, soyez-en persuadés, de vos doutes et de vos légitimes interrogations. Mais nous devons, ensemble, tous ensemble, poursuivre, dans le cadre fixé par le Président de la République, l'adéquation permanente de nos armées aux réalités stratégiques et financières qui s'imposent à notre pays. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos armées sont unanimement respectées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles le resteront dans l'avenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est le sens de notre engagement au service de notre pays, c'est le sens de mon engagement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Relevons, avec ardeur, ce grand défi qui se dresse sur la route multiséculaire de nos armées. 
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                <title>Le prince William fait Chevalier de l'Ordre de la Jarretière.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 17 Jun 2008 13:55:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/1726268145.jpg&quot; id=&quot;media-1097690&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;people-prince-william-fait-chevalier-ordre-jarretiere-2535467_1350.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le prince William a été fait Chevalier de l'Ordre de la Jarretière au cours d'une cérémonie présidée par sa grand-mère, la reine Elizabeth, et à laquelle assistaient son père, son frère et sa petite amie. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elizabeth II a fait de William le 1000e chevalier à rejoindre cet ordre et l'a officiellement adoubé en tenue d'apparat. Après la cérémonie, tenue au château de Windsor, la promotion, coiffée du traditionnel couvre-chef en plume d'autruche et costume de velours, a gagné le chapelle Saint-George attenante au château pour une messe. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ordre de la Jarretière, créé en 1348 par Edouard III à Calais, permet au souverain d'adouber qui il veut sans consulter les membres du gouvernement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le titre distingue tout sujet s'étant illustré avec brio dans la vie civile, ayant contribué au rayonnement du Royaume ou ayant personnellement servi la monarque. A bientôt 26 ans, William est le second prétendant au trône, après son père, le prince Charles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sources: AFP&lt;/em&gt;
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                <title>Prenons une défense d'avance.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 16 Jun 2008 14:32:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/01/146231896.jpg&quot; id=&quot;media-1076340&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;herve-morin.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Hervé MORIN,&lt;br /&gt;Ministre de la Défense.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Monde,&lt;br /&gt;le 17 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai la plus grande admiration pour l'armée française, en particulier la capacité d'adaptation dont elle a fait preuve dans son histoire récente, en mettant en œuvre la professionnalisation. Mais aujourd'hui comme hier, elle se heurte à tous les conservatismes. Les responsables du ministère savent bien que la résistance au changement se situe le plus souvent à l'extérieur de l'institution militaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire serait-elle un éternel recommencement ? Notre défense s'est adaptée au cours de ces dernières années, elle doit continuer à le faire. Avons-nous d'autre choix que celui de bouger, de poursuivre l'adaptation de notre outil de défense, même si tous les conservateurs nous expliquent qu'il ne faut rien changer ? Ils étaient les mêmes à s'opposer à la professionnalisation; les mêmes à considérer lors du Livre blanc de 1994 qu'il était trop tôt pour tirer les conséquences de la chute du mur de Berlin; les mêmes à estimer que l'armée de terre allait s'effondrer lorsque le général de Gaulle décida de la réduire de moitié après la guerre d'Algérie, tout en lançant résolument la dissuasion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, notre pays a connu il y a soixante-huit ans l'une des pires humiliations de son histoire en préparant la guerre d'avant. Nous avons été enfoncés en quelques semaines en 1940, parce que la France bâtissait la ligne Maginot tandis que depuis 1934 le général de Gaulle expliquait sans relâche qu'on se trompait de guerre et que la prochaine serait une guerre de mouvement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Engoncé dans ses certitudes et tout en consacrant 3 % de son PIB à sa défense, notre pays a connu de terribles désillusions lorsque la guerre du Golfe a éclaté en 1991. Péniblement, l'armée de terre a pu projeter 12 000 hommes (sur un effectif total de 300 000 !) ; nos avions Jaguar étaient impuissants dès que la nuit tombait et seuls quelques hélicoptères Gazelle étaient équipés d'un système de vision nocturne ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que dire de notre interopérabilité limitée avec les alliés ou de notre porte-avions transformé en porte-camions pour pallier nos capacités de transports défaillantes ? La comparaison avec les Britanniques fut cruelle, et nous en avons tiré des conséquences – la professionnalisation en était une, comme l'effort sur les moyens de projection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas bouger, alors que nos contrats opérationnels – c'est-à-dire ce que l'armée française doit être en mesure d'engager à la demande du président de la République – sont à la fois inatteignables et que leur pertinence est sujette à caution ? Quel est le sens d'un contrat qui demande à l'armée de terre de projeter 50 000 hommes en un an sur un théâtre centre-européen ? Contre qui ? Le pacte de Varsovie a disparu, et l'OTAN va jusqu'aux portes de la Russie; aucun Etat menaçant n'est susceptible d'envahir le territoire français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-on parler de dégradation quand le contrat opérationnel, arbitré par le président de la République pour l'armée de terre, prévoit une capacité de projeter 30 000 hommes en six mois – donc avec plus de réactivité – sur un arc de crise allant de la Mauritanie à l'Afghanistan ? Rappelons-nous que, depuis Suez, nous n'avons jamais projeté 30 000 hommes hors de France et que nous n'envisageons une intervention majeure qu'au sein de l'Alliance ou en coalition. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;60 % DES RESSOURCES HUMAINES CONSACRÉES À L'ADMINISTRATION ET AU SOUTIEN&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on y ajoute, dans le même contrat, une capacité supplémentaire de projeter 5 000 hommes sur un autre théâtre et celle de déployer 10 000 hommes sur le théâtre national au titre de la défense du territoire, faut-il avoir peur d'un déclassement militaire ? Certainement pas, lorsque nous affirmons dans le même temps notre capacité d'être une nation cadre dans une opération et d'entrer en premier sur un théâtre majeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas bouger, alors que – même si les comparaisons sont toujours difficiles à effectuer – 60 % de nos ressources humaines sont consacrées à l'administration générale et au soutien, certes nécessaires, et 40 % aux forces opérationnelles ? Nos amis britanniques, dont l'armée est la seule à laquelle nous puissions nous comparer, ont un ratio au moins inverse : 60 % pour l'opérationnel, 40 % pour l'administration générale et le soutien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la professionnalisation, l'armée française a accompli un immense effort sur ses forces opérationnelles; il lui faut désormais faire ce même effort sur la structure, encore trop organisée selon des schémas hérités du XXe siècle, où l'on duplique encore trop les mêmes fonctions dans chaque armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas bouger, alors que nos implantations militaires, trop dispersées, se situent sur plus de 450 communes, que leur éparpillement génère un coût de soutien considérable et que leur lieu de stationnement est parfois très éloigné de leur lieu d'exercice ? Il ne faudrait pas bouger alors qu'un conducteur de char dispose aujourd'hui d'un potentiel de 2 heures par semaine, 10 heures par mois, 120 heures par an; et que 120 d'entre eux sont &quot;sous cocon&quot; ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, vous avez bien lu, dans un régiment de chars Leclerc, on met le moteur en route deux heures par semaine en moyenne. Les simulateurs ne répondent pas à tout pour former un équipage ! Difficile, dès lors, de fidéliser nos militaires dans les régiments de chars ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne faudrait pas bouger, alors que nous avons besoin de dégager des marges de manœuvre pour l'équipement de nos forces, dont la totalité des programmes lancés à juste titre par le président Chirac, sont en cours de renouvellement. Certains de nos équipements sont usés jusqu'à la corde – hélicoptères Puma, avions Transall… –, nos bateaux ont près de 21 ans d'âge en moyenne et il nous faudra 2 milliards d'euros supplémentaires pour financer les livraisons à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous aurait fallu la bagatelle de 5 milliards d'euros supplémentaires à partir de 2011 si nous avions laissé les choses en l'état ! Qui peut croire un seul instant que nos concitoyens soient prêts à accepter que la totalité des ressources budgétaires nouvelles du pays liées à la croissance soient affectées à notre défense, alors que les besoins du pays sont énormes dans tous les secteurs ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il nous faut continuer à adapter notre défense au monde qui bouge. Le monde change très vite; notre outil militaire doit s'adapter à la globalisation et aux nouvelles menaces. C'est une évidence qu'il nous faut sans cesse rappeler. Nous avons besoin de favoriser l'infanterie, l'aéromobilité avec les hélicoptères de transport et la protection du soldat, notamment en zone urbaine grâce au Véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;BOUGER, S'ADAPTER, C'EST LE PRIX A PAYER&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons besoin de plus de moyens d'observation pour anticiper les crises et connaître précisément les menaces; nous avons besoin de moyens de renseignement pour lutter contre le terrorisme, qui étrangement rend le cœur de nos cités beaucoup plus vulnérable que du temps de la guerre froide. Nous avons besoin de nous prémunir contre les cyberattaques qui pourraient désorganiser le système informatique de notre pays, et par là des installations vitales comme nos hôpitaux. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons besoin d'adapter notre système de dissuasion à l'évolution des centres de gravité du monde, au risque – tangible – de la prolifération nucléaire de pays qui peuvent dans quelques années disposer d'armes nucléaires, certes rustiques, mais néanmoins bien réelles ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bouger, s'adapter, c'est le prix à payer; c'est le prix à payer pour le personnel de la défense qui a le sentiment d'avoir déjà beaucoup donné par rapport aux autres administrations. Mais c'est le prix à payer pour rester crédible. Un outil militaire qui ne s'adapte pas en permanence est un outil qui est menacé de ne pas répondre le jour venu à une crise majeure qui surviendrait. Ce serait d'ailleurs dommage de ne pas le faire, tant la qualité des femmes et des hommes qui servent notre défense est exceptionnelle, tant elle est reconnue dans le monde entier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous le leur devons. Et c'est parce qu'ils sont meilleurs que les autres, que nous réussissons l'exploit de faire encore très bonne figure; mais ce que je sais au plus profond de moi-même, c'est que, si nous ne bougeons pas, nous courons le risque de graves désillusions dans dix ou quinze ans, alors que nous consacrons 37milliards d'euros à notre défense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un effort important pour la nation tout entière, environ 2 % de notre richesse nationale, d'autant que la décision du chef de l'Etat de laisser à la défense la totalité des économies qu'elle saura générer est une dérogation par rapport à toutes les administrations et nous met ainsi au rang des priorités gouvernementales. Par ce double arbitrage – ambition renouvelée, moyens consacrés à notre défense –, le président de la République a mis la défense au rang des priorités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français sont en droit d'attendre de nos armées l'assurance-vie et la protection que nous devons leur garantir. Cette responsabilité, nous l'assumons : nous construisons la défense de demain, nous préparons l'avenir de nos enfants. La France doit avoir une défense d'avance.
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                <title>Jacques CHIRAC reçoit le Prix d'Etat à Moscou.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 14:27:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/314811710.jpg&quot; id=&quot;media-1071598&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;h_4_ill_1057439_chirac.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le Président Jacques Chirac a reçu des mains du Président russe Dmitri Medvedev, lors d'une cérémonie solennelle au Kremlin, le Prix d'Etat, la plus haute distinction russe, pour sa contribution à la diffusion de la culture russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques CHIRAC était le seul étranger parmi les neuf personnalités scientifiques et culturelles distinguées lors de cette cérémonie, à laquelle assistait de nombreux invités parmi lesquels le Premier Ministre russe Vladimir POUTINE et l'homme d'affaires français François PINAULT.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est de tout coeur que je lui adresse mes plus chaleureuses félicitations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;
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                <title>Oui à un second porte-avions financé par le nucléaire.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
                                                <category>Défense</category>
                                                <pubDate>Fri, 13 Jun 2008 11:17:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/137494981.jpg&quot; id=&quot;media-1068063&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;902a659e-38a7-11dd-920d-ec47f9b63604.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Michel Rocard, l'ancien premier ministre, détaille les raisons pour lesquelles la France ne peut se passer d'un deuxième porte-avions.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro, le 13 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà bien sûr le communiqué que nous ne verrons jamais. Il serait pourtant parfois nécessaire, puisque nous venons d'apprendre que vraisemblablement le Charles-de-Gaulle n'aura pas de jeune frère, ce qui est une décision surprenante et dommageable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'extrême sophistication de tels engins exige beaucoup d'entretien et de révisions, quelques semaines chaque année, quelques mois tous les quatre ou cinq ans. Cela revient à dire que si l'on pense vraiment qu'on en a besoin, il en faut deux pour en avoir toujours un à la mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La vie d'un grand système d'armes est un parcours complexe. Quelques années de réflexions, évaluations et dessin des plans, sont suivies de quelques autres, en tout une bonne dizaine, pour «construire» l'objet. Enfin le système d'armes reste en service vingt à trente ans selon les cas. En adopter un est donc une décision très lourde. Il y a pourtant dans la vie de tout système un jour particulier. C'est celui ou le chef de projet peut enfin dire : «Voilà, nous savons ce que nous voulons, les objets définis sont aptes à remplir leur mission.» Il ne reste plus qu'à fabriquer. Et là bien sûr c'est le premier ministre qui arbitrera entre le ministre de la Défense toujours pour et le ministre des Finances toujours contre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est moi qui ai pris cette décision pour le Charles-de-Gaulle. Je l'ai «portée» quatre ou cinq mois. Impérial, le président Mitterrand que j'avais naturellement consulté m'avait dit : «C'est un problème de gouvernement.» De fait la Constitution est claire. Si le président est chef des armées, le premier ministre met en œuvre la Défense nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux idées qui m'ont conduit à prendre une décision positive sont les suivantes. Bien plus petite que les États-Unis, la France est tout de même seule au monde à côté d'eux à être présente sur tous les continents, à s'intéresser à la totalité des conflits et des difficultés qui entravent le monde, à avoir charge de protéger, à l'occasion d'évacuer nombre de ses ressortissants et de ressortissants d'Europe vivant et travaillant partout dans le monde. Même la Grande-Bretagne n'exprime pas ses intentions avec la même ampleur. Pour ce faire, nous avons gardé longtemps et nous avons toujours des bases terrestres. Mais les bases terrestres à l'étranger on finit par les perdre, on peut en être chassé, on peut être empêché de les employer comme on le veut… Les bases flottantes, elles, demeurent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième idée qui m'a conduit à la décision est un peu la même, mais vue dans l'autre sens, de manière plus stratégique. Je la tiens de l'amiral Le Pulloch : «Au fond, nous, le groupe aéronaval, on est faits pour intervenir dans tous les conflits où l'Union soviétique n'est pas partie.» Traduction libre : un porte-avions est un outil bien trop dangereux pour qu'on puisse ne pas s'en occuper mais bien trop fragile et trop visible. En cas de conflit mondial stratégique il est une cible prioritaire et il ne peut résister. Pour tous les autres conflits il est irrésistible. Il peut frapper jusqu'à plus de 3 000 km de là où il est, il est de taille à embarquer des rapatriés par milliers. Il est hors de portée des armements dont disposent la totalité des nations à l'exception d'une dizaine. Sa seule présence représente une menace terrifiante. Il est l'arme majeure pour tous les conflits de basse ou moyenne intensité dont le monde est constamment plein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la France, avoir un porte-avions à tout moment prêt à prendre la mer, ce qui veut dire en avoir deux, est aussi indispensable à son rang qu'à ses responsabilités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est une affaire française. J'ai rêvé un demi-siècle de défense stratégique européenne. Cette partie est perdue maintenant. Nous ne ferons ensemble que du soutien militaire à l'humanitaire ou du maintien de la paix. Il serait sage de s'y faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seulement voilà, cela coûte très cher. Or personne ne souhaite augmenter notre budget militaire. Il faut donc le financer sur le budget militaire. C'est difficile. On ne peut laisser dégrader encore la qualité de l'équipement de l'armée de terre, ni diminuer encore les heures d'entraînement de l'armée de l'air. Il y a pourtant un poste majeur dans ce budget, qui coûte lui aussi très cher et qui maintenant fait doute : c'est l'armement nucléaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis la première explosion nucléaire expérimentale française en 1960, la France tire une grande fierté de son entrée dans le club nucléaire. Elle voit dans sa capacité nucléaire de dissuasion la clé suprême de sa défense et la garantie de son invulnérabilité. L'histoire lui donne de fortes raisons de penser de la sorte. Nous avons quasiment construit un mythe national.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait de quoi. L'histoire m'a donné de pouvoir recueillir successivement les confidences sur ce sujet d'Henry Kissinger, ancien secrétaire d'État des États-Unis, puis de Robert McNamara, ancien secrétaire à la Défense. Connus tous deux pour être fréquemment en désaccord, ils étaient pleinement d'accord sur ce point : de Gaulle a eu raison. Jamais un président américain n'aurait fait donner le feu nucléaire pour défendre autre chose que son propre peuple et son propre territoire. Or la doctrine par ailleurs sage de la riposte flexible par rapport à celle des représailles massives ouvrait aux Soviétiques un immense espace pour des gesticulations ou même des agressions purement conventionnelles. Dans ce dernier domaine, les forces stationnées en Europe, américaines comprises, étaient par rapport à celles des soviets dans un rapport de 1 à 6. La décision de la France maintenait donc pour le commandement soviétique le degré d'incertitude ou d'incalculabilité nécessaire pour les convaincre de ne pas explorer les limites que cette «latitude conventionnelle» leur ouvrait. Nous eûmes donc raison, de l'aveu même des plus grands connaisseurs américains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a de quoi être fiers, féliciter nos stratèges et nos généraux, et écrire cette histoire à notre avantage. Il n'y a pas de quoi en faire un dogme permanent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car l'efficacité démontrée de la dissuasion a dépendu de facteurs multiples. Il ne s'agissait que de deux camps, qui prétendaient se gouverner et se conduire au nom de la raison. Les signaux d'alerte qu'ils échangeaient étaient parfaitement compris par l'autre. Enfin la prolifération n'était qu'une crainte intellectuelle prospective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout cela a profondément changé. Ni l'Inde ni le Pakistan ne prétendent s'occuper du reste du monde. Il n'y a de problème contemporain sérieux qu'avec la Chine. L'insistance qu'elle met à voir traiter pacifiquement par la négociation et dans le cadre des institutions internationales le problème de l'énorme place commerciale qu'elle demande sur les marchés devrait nous conduire à une évaluation limitée de ce danger. Mais de toute façon sa surface et sa population la mettent à l'abri d'une frappe qui puisse être décisive, l'inverse n'étant pas vrai pour nous. Traiter nucléairement un conflit avec la Chine serait parfaitement suicidaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste le cas de la Russie. Elle vit la relation avec la Chine largement comme nous. Elle a le même intérêt évident que nous à traiter cette relation en appui avec l'Occident, et notamment avec l'Europe. Maintenir pointée vers elle une menace nucléaire fondée sur la dimension patriotique ou nationale que prend sa réémergence serait une faute stratégique de première grandeur. Il n'y a plus aucune pertinence à maintenir une dissuasion contre les actuelles puissances nucléaires reconnues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a bien un danger, tout à fait grave et tout à fait contemporain. C'est la prolifération. L'arrivée à la détention d'armes nucléaires par des États gouvernés par des fanatiques religieux, en dehors de toute référence à la rationalité dans le traitement des conflits, est un danger extrême. Comme l'est, davantage peut-être, la saisie de bombes ou même seulement de matières nucléaires par des groupes terroristes non étatiques. Devant de telles menaces, qui sont celles d'aujourd'hui, il est clair que la destruction de populations entières n'est pas la bonne réponse. La bonne réponse, c'est la destruction ponctuelle et précise d'installations et d'engins voire de personnes. Le nucléaire n'est ici d'aucune utilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un peu plus de deux ans maintenant, quatre des plus hauts responsables américains ayant été en charge de ces domaines, Henry Kissinger, Sam Nunn, quinze ans président de la commission des forces armées du Sénat, William Perry, ancien secrétaire à la Défense, et Georges Schultz, ancien secrétaire d'État, ont ensemble écrit que la dissuasion nucléaire était de moins en moins pertinente devant l'état du monde et de plus en plus dangereuse devant la prolifération. Ils en concluaient à l'urgence de l'ouverture de négociations entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité pour organiser l'éradication progressive et négociée des armes nucléaires. Et Gordon Brown, premier ministre de Grande-Bretagne, vient de se rallier à cette idée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France s'honorerait de faire savoir qu'elle a perçu ce mouvement, qu'elle le comprend et qu'elle est prête à l'accompagner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas la chose est claire : c'est dans le secteur du nucléaire qu'il faut commencer à faire les économies nécessaires pour fabriquer le deuxième porte-avions, qui, lui, répond concrètement à beaucoup des conflits d'aujourd'hui.
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                <title>Présidence française de l'UE :  des raisons d'être optimiste.</title>
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                <author>noreply@ (Nicolas CALLEGARI)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 10 Jun 2008 09:45:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/506120818.jpg&quot; id=&quot;media-1061739&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1e2e82c4-3639-11dd-a063-3c44112a7acc.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Simone VEIL,&lt;br /&gt;ancienne Présidente du Parlement Européen.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 10 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis optimiste pour l'Europe. Elle résiste à la crise grâce aux mécanismes institutionnels et monétaires que nous avons eu la sagesse de créer,l'Union européenne et l'euro. Dans un monde plus incertain, elle est une zone de stabilité exceptionnelle et de véritable prospérité. Les valeurs qu'elle porte progressent dans le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devenue le premier pôle de richesse avec 21 % du PIB mondial, l'Union européenne nous a permis, après une première moitié de XXe siècle terrifiante, de nous redresser comme jamais nous n'aurions pu l'imaginer. L'établissement d'une paix durable, fondée sur la coopération des États et l'amitié entre les Européens, nous vaut d'être un exemple pour le monde. La «voie européenne» est enviée et copiée. Il n'est pas excessif d'affirmer que la qualité de vie des Européens est aujourd'hui sans égale. Bien sûr, tout n'est pas parfait et nous devons travailler sans relâche à un développement économique qui soit aussi social, qui ne marginalise pas les plus faibles et demeure ouvert et généreux. Au regard de l'économie mondiale qui s'est emballée, l'objectivité pousse à reconnaître que notre situation est réellement enviable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les valeurs de l'Europe me paraissent essentielles pour l'avenir de la planète. Bien évidemment, la liberté et la démocratie figurent au premier rang de notre engagement commun. L'Europe a, d'ailleurs, beaucoup fait pour leur promotion, contribuant au retour de la liberté de plus de 180 millions de ses voisins ,devenus, pour la plupart, de nouveaux États membres. Au-delà de ses frontières, l'Europe est un aimant, un modèle de liberté et de démocratie. Mais le droit des femmes, la parité, le respect des religions, la tolérance, le droit des enfants, la non-discrimination, tout ce qui place la personne humaine au cœur de la politique, sont des valeurs qui font briller haut le flambeau de l'Europe. Une certaine idée du progrès et de la solidarité appartient aussi à l'Europe, loin des excès et du laisser-faire. Peut-être perdons-nous de vue la richesse de ce tableau qui correspond à une réalité quotidienne à laquelle nous nous sommes habitués. La présidence européenne de la France me paraît être une nouvelle occasion d'en prendre bien conscience et d'ainsi aller plus loin. Notre fierté de ce qui a été accompli doit être complétée par une forte exigence politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réengagement de la France en Europe, voulu et conduit par Nicolas Sarkozy, est une bonne nouvelle pour l'Europe comme pour la France. Comme le montre à juste titre l'excellent ouvrage de Jean-Dominique Giuliani, il traduit une volonté politique européenne que j'approuve et que je soutiens. Le président de la République a une vision ambitieuse, appropriée et dans la durée, de l'avenir de l'Union. Il la veut plus politique ; il a raison. Il la veut plus concrète et j'en conviens ; il préserve l'amitié franco-allemande indispensable, ce qui est mon souhait le plus fervent. Avec le traité de Lisbonne, l'Europe, si elle le veut, comptera davantage dans le monde, en construisant pas à pas une politique étrangère et de sécurité qui soit commune à tous ses membres. Elle pourra se hisser à la hauteur d'une nouvelle compétition mondiale très vive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Français devraient y trouver de nouvelles raisons de fierté d'appartenir à ce continent réunifié. Cette présidence mettra en valeur de nouvelles perspectives pour la construction européenne, c'est-à-dire de nouvelles possibilités d'agir en commun dans le respect de nos identités. Nous ne devons pas craindre de nouveaux champs d'action au niveau européen. Ils nous renforcent. Je suis très enthousiaste à l'idée de ce nouvel épisode palpitant qu'ouvre une présidence française bien préparée. Il y a encore beaucoup de travail pour nous tous, les Européens, et cela prendra du temps. C'est pour cela qu'on n'est jamais trop pressé pour accomplir la noble tâche de rapprocher les peuples.
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