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  <title>Blog de Nicolas Callégari-Lefèvre</title>
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  <subtitle>PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT (Devise de l'Ordre de la Libération)</subtitle>
  <updated>2008-07-17T21:58:46+02:00</updated>
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Objectif prioritaire, l'inflation à 2%.</title>
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      <published>2008-07-18T06:30:00+02:00</published>
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              <summary>   Entretien publié dans Le Figaro,  le 18 juillet 2008.    Jean-Claude...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/936814338.jpg&quot; id=&quot;media-1127222&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;1bd0e078-542d-11dd-8ef0-cc5315f110ed.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;em&gt;Entretien publié dans Le Figaro, &lt;br /&gt;le 18 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a accordé un entretien à quatre journaux européens, la «Frankfurter Allgemeine Zeitung», l'«Irish Times», le «Jornal de Negócios» et «Le Figaro».&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;LE FIGARO. Comment voyez-vous les perspectives économiques à court terme de la zone euro et quelles en sont les implications pour les taux d'intérêt ? &lt;br /&gt;Jean-Claude TRICHET. J'ai toujours dit au nom du Conseil des gouverneurs, avec tous mes collègues dont Christian Noyer que pour avoir une indication claire de ce qu'a été l'économie de la zone euro au cours de ces derniers mois nous devrions considérer ensemble les premier et deuxième trimestres de 2008. Alors que le premier trimestre a été très dynamique, en raison de circonstances particulières, y compris le climat et ses conséquences positives sur l'activité du bâtiment en Allemagne en particulier, l'activité du deuxième trimestre devrait être faible. Notre scénario de base est qu'il y aura un creux dans le profil de croissance dans la zone euro durant les deuxième et troisième trimestres, et par la suite un retour progressif à une croissance modérée. J'ai également dit clairement que, s'agissant de la croissance future, les risques étaient à la baisse. Parmi ces risques, il faut noter en particulier les conséquences de la correction très significative des marchés financiers qui est en cours, d'éventuelles nouvelles hausses des prix du pétrole et des matières premières, et les risques associés aux grands déséquilibres externes observés au niveau mondial. Pour ce qui est des taux d'intérêt, je n'ai rien à ajouter ni à retrancher à ce que j'ai dit pré­­cé­dem­­ment au nom du Conseil des gouverneurs : nous croyons que notre décision de relever notre taux directeur principal de 4 % à 4,25 %, contribuera à assurer la stabilité des prix à moyen terme, conformément à notre définition. J'ai aussi mentionné que je ne donnais aucune indication supplémentaire sur nos futurs taux d'intérêt, que nous ne sommes jamais engagés à l'avance et que nous ferons à l'avenir ce qui est approprié pour assurer la stabilité des prix à moyen terme, et, pour être crédible, car cela est essentiel pour ancrer les anticipations d'inflation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inflation dépasse actuellement 4 % aux États-Unis. Diriez-vous que les risques qui pèsent sur la stabilité des prix sont plus élevés en Europe qu'outre-Atlantique ? &lt;br /&gt;Je ne jugerai pas les politiques menées par d'autres banques centrales. Nous avons tous nos propres responsabilités dans nos économies et nous sommes confrontés à des défis différents : les chocs que nous devons affronter ne sont pas de même nature ni de même amplitude ; les économies elles-mêmes ont des structures différentes ; les marchés y sont plus ou moins flexibles. Ces circonstances et ces défis spécifiques expliquent pourquoi les taux d'intérêt diffèrent d'un pays à l'autre.Savez-vous que les taux au Royaume-Uni, en Australie, Nouvelle-Zélande, Suède et Norvège, par exemple, sont plus élevés que dans la zone euro ? Je crois que toutes les banques centrales font le nécessaire pour contrecarrer les pressions inflationnistes et pour être crédibles dans leur action visant à assurer la stabilité des prix à terme. Pour le Conseil des gouverneurs de la BCE, assurer la stabilité des prix à moyen terme est nécessaire pour cinq raisons : premièrement, c'est ce que les démocraties d'Europe nous ont demandé de faire quand elles ont créé la BCE ; deuxièmement, c'est ce que nos concitoyens nous demandent avec force dans les circonstances présentes ; troisièmement, c'est particulièrement nécessaire pour nos concitoyens les plus vulnérables et les plus pauvres ; quatrièmement, c'est une condition nécessaire pour assurer une croissance durable et une création d'emplois durables ; et cinquièmement, il est particulièrement important d'ancrer solidement les anticipations d'inflation dans une période de tension et de volatilité des marchés financiers pour éviter d'ajouter à leur volatilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le Conseil des gouverneurs de la BCE met-il tant l'accent sur la nécessité de supprimer les effets de second tour ? &lt;br /&gt;Notre message est qu'il faut éviter les effets de «second tour». Nous ne pouvons changer aujourd'hui les prix du pétrole et des matières premières. Mais nous devons empêcher que tous les autres prix qui dépendent de nous par exemple les prix des services ou les salaires n'augmentent de façon anormale, comme si le niveau anormal de l'inflation présente devait durer. Nous sommes là pour dire aux ménages, aux entreprises et aux partenaires sociaux, que nous maintiendrons la stabilité des prix moins de 2 %, près de 2 % à moyen terme et qu'ils doivent naturellement en tenir compte lorsqu'ils fixent leurs propres prix et s'engagent dans leurs négociations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'entendez-vous par effets de second tour ? &lt;br /&gt;J'entends toutes les hausses des prix qui seraient fondées à tort sur l'hypothèse que l'inflation resterait dans les prochaines années aussi élevée qu'elle l'est aujourd'hui. Ceux qui fixent les prix aujourd'hui et les partenaires sociaux doivent prendre en compte que nous serons revenus à la stabilité des prix selon notre définition disons dans une période de l'ordre de dix-huit mois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'inflation sous-jacente dans la zone euro n'est que de 1,7 %, pourquoi alors s'inquiéter autant de l'inflation ? &lt;br /&gt;D'abord l'inflation sous-jacente pour l'ensemble de la zone euro est plus élevée que ce chiffre et deuxièmement nous ne considérons pas l'inflation sous-jacente comme un bon indice de l'inflation future. Je vous donne un exemple de ce qui justifie nos préoccupations. Les coûts unitaires de travail sont un indicateur important de l'inflation future, parce qu'ils constituent un coût majeur dans l'économie de la zone euro. Dans les années récentes, nous avons eu des augmentations des coûts unitaires de travail de 1 % en 2005, 0,9 % en 2006, 1,5 % en 2007 et 2,4 % au premier trimestre de cette année. Quand vous essayez de démêler les facteurs qui sont derrière cette évolution, la moitié environ est liée à des augmentations de salaires et l'autre moitié à une réduction de la productivité du travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les effets de second tour sont-ils déjà à l'œuvre ? &lt;br /&gt;La récente hausse des coûts unitaires de travail est une indication que nous devons prendre en compte. Il y a des risques que nous devons considérer. Je ne dirai sûrement pas que les effets de second tour constituent un phénomène général, mais je vois des signes sérieux. À cet égard, je suis préoccupé par les procédures d'indexation des salaires nominaux sur les prix à la consommation dans certains pays de la zone euro. Ils impliquent un risque de spirale salaire-prix, très néfaste à l'emploi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Y a-t-il un risque de voir l'inflation dépasser 5 % dans la zone euro ? Un ralentissement économique sévère est-il préférable à une spirale inflationniste ? &lt;br /&gt;Nous ne poursuivons pas deux objectifs ; nous poursuivons un objectif, qui est la stabilité des prix à moyen terme. La stabilité des prix est une condition nécessaire à la croissance durable et à la création d'emplois. Il n'y a pas de contradiction entre la stabilité des prix et la croissance durable. Depuis la création de l'euro en 1999, les deux ont été atteints. Sur les neuf premières années, l'inflation a été en moyenne de 2,1 % dans la zone euro et en neuf ans, 15,7 millions d'emplois ont été créés, presque trois fois plus que dans la période de neuf ans précédant l'euro et un million d'emplois de plus qu'aux États-Unis sur la même période. Le taux de chômage dans la zone euro a été l'an dernier le plus faible depuis vingt-cinq ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur l'année écoulée, l'expansion du crédit aux sociétés non financières est très rapide alors que, pour les ménages, on observe une très forte décélération. Faut-il y voir une forme de «credit crunch» ? &lt;br /&gt;Sur les douze derniers mois, la croissance du crédit aux entreprises non financières a atteint 14,2 %, ce qui est un multiple impressionnant de la croissance nominale du PIB. D'un autre côté, le crédit aux ménages a progressivement ralenti depuis que nous avons relevé les taux d'intérêt en décembre 2005. Il est également vrai que les banques, comme nous le montrent nos enquêtes, ont resserré leurs normes de crédit. Nous surveillerons étroitement ces évolutions dans les mois qui viennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les conditions actuelles sont-elles comparables aux chocs pétroliers des années 1970 ? &lt;br /&gt;La situation n'est pas identique. La structure de l'économie mondiale a beaucoup changé sous l'influence croissante des économies émergentes. Il y a eu des avancées scientifiques et technologiques majeures. Beaucoup de progrès ont été faits s'agissant des économies d'énergie. Cela étant dit, je crois qu'il y a de grandes similitudes. Aujourd'hui, comme en 1973-1974, il y a un transfert considérable de richesses depuis les consommateurs de pétrole et d'énergie en faveur des producteurs. C'était à l'époque, et ce serait aujourd'hui, une faute grave que de vouloir le nier. Il existe seulement deux façons également dangereuses de préserver les ménages de ce transfert réel de richesses qui est inévitable : soit l'on demande aux entreprises de le payer et l'on affaiblit considérablement le secteur productif ; soit l'on demande au budget de le payer, et l'on affaiblit dramatiquement la situation des finances publiques ; soit l'on fait les deux ! Cela a été le cas malheureusement dans plusieurs pays lors du premier choc pétrolier. Dans les circonstances actuelles, suivre ce chemin du passé nous conduirait à avoir une forte spirale inflationniste, un chômage élevé et la stagnation économique. Nous devons tenir compte des leçons du passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Êtes-vous inquiet de la réappréciation du taux de change réel de l'euro ? &lt;br /&gt;J'ai dit publiquement qu'il est très important à mes yeux que le président des États-Unis, le secrétaire au Trésor, Hank Paulson, et le président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, aient dit qu'un dollar fort est dans l'intérêt des États-Unis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seriez-vous surpris que les responsables politiques décident de changer le mandat de la BCE, avec deux objectifs, la stabilité des prix et la croissance ? &lt;br /&gt;C'est une question purement théorique. Nous avons un mandat premier donné par un traité, qui a été négocié, signé et ratifié soit par les Parlements soit par les peuples par 27 démocraties, dont 25 sans clause d'«opting out». Les peuples d'Europe nous ont confié ce mandat parce qu'ils croient, à mon avis avec raison, que la stabilité des prix est le préalable à une croissance durable et à la création d'emplois de telle sorte qu'il n'y ait pas de contradiction mais complémentarité entre les deux.
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Sarkozy: &quot;Je me sens mendésiste dans l'idée que faire n'est pas forcément durer&quot;</title>
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              <summary>   Entretien avec Nicolas SARKOZY, président de la République, publié dans le...</summary>
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Renaud Denoix de Saint Marc élevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d'Honneur.</title>
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        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>«Des hommes seront toujours nécessaires pour défendre notre pays»</title>
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              <summary>   Entretien avec le Général d'armée Jean-Louis GEORGELIN, Chef...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/01/2000642686.jpg&quot; id=&quot;media-1119410&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;48c9ed1c-4f83-11dd-9c1f-067c6b52f4d9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec le Général d'armée Jean-Louis GEORGELIN,&lt;br /&gt;Chef d'état-major des armées,&lt;br /&gt;publié dans Le Figaro, &lt;br /&gt;le 12 juillet 2008.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;À l'occasion du 14 Juillet, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées prend la parole. Choisissant délibérément de ne pas commenter l'actualité récente, il réfléchit sur l'état de soldat à l'heure où la haute technologie envahit le monde de la défense et de la sécurité.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;LE FIGARO. - &lt;em&gt;La première question porte sur la situation morale et intellectuelle des armées aujourd'hui : notre pays n'a pas connu la guerre depuis un demi-siècle. Quel regard porte-t-il sur son armée ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Jean-Louis GEORGELIN. - Je constate que ce regard est positif au vu de l'ensemble des sondages dont nous disposons. Jamais l'image des armées, telle qu'elle est mesurée dans ces sondages, n'a été aussi bonne ces dernières années, alors que paradoxalement la notion de guerre a déserté les esprits. Cela tient probablement au fait que la population ressent un fort besoin de sécurité face aux menaces qui pèsent sur le territoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vous êtes le chef d'état-major d'armées qui ont connu au cours du XXe siècle plusieurs défaites. Le souvenir de ces épisodes entraîne-t-il un défaut de crédibilité des armées françaises, notamment aux yeux de l'étranger ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas du tout le sentiment que les défaites que vous évoquez pèsent sur nous. L'histoire militaire est toujours une succession de victoires et de défaites. Les Américains, par exemple, ont remporté des victoires extraordinaires à la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais ils ont depuis connu le Vietnam. Il est vrai cependant que sur l'armée française pèse symboliquement la défaite de 1940, ressentie comme une véritable humiliation, puis l'Indochine, où l'on a pu mesurer le divorce entre le corps expéditionnaire et le pays, et enfin l'Algérie, où il y a eu une véritable tension entre l'armée et les dirigeants politiques. Personnellement, je reste très marqué par la défaite de 1940, sujet que nous n'avons pas encore épuisé, comme le prouve la lecture de L'Étrange Défaite, de Marc Bloch, livre important que je fais toujours lire à mes subordonnés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, chez les jeunes officiers, ce passé s'estompe, ne serait-ce que parce que ces événements remontent à près de soixante-dix ans. Aujourd'hui, nous sommes dans un autre type de guerre. Votre question suggère qu'il pourrait y avoir un complexe à l'égard de cette histoire. La réponse est non. D'abord parce que les ouvrages récents d'historiens réhabilitent la manière dont les Français ont combattu en 1940. La débâcle n'a pas empêché des comportements individuels conformes à l'honneur militaire. La France a été présente à la victoire en 1944 et 1945. Enfin, depuis la fin de la guerre d'Algérie, elle a conduit un certain nombre d'opérations militaires, en Afrique ou ailleurs ; et à chaque fois elle y a démontré une réelle capacité militaire, qui fait que notre image à l'extérieur n'a cessé de se renforcer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;1870, 1914, 1940... Il semble qu'il y ait une sorte de fatalité qui fait que l'armée française est toujours en retard d'un conflit… &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Dans les défaites, la responsabilité des militaires n'est pas unique. Ils la partagent avec les dirigeants politiques qui ont pris des options stratégiques et budgétaires, et avec la nation elle-même. L'historien Jean-Baptiste Duroselle a bien analysé la différence qu'il y a entre une diplomatie et un outil militaire. Mais il montre aussi qu'il doit y avoir une cohérence totale entre les deux. Car il y a une difficulté à laquelle nous sommes confrontés en permanence : les calendriers. La durée de construction d'un outil militaire ne correspond pas à la rapidité avec laquelle on peut changer de concept diplomatique ou de vision politique. On peut faire évoluer une politique en quelques années, mais un outil militaire se bâtit en trente ou quarante ans. Nous venons de changer de monde avec la disparition du pacte de Varsovie et, en France, la professionnalisation de l'armée. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut liquider tous les équipements que nous avions : on a pu voir le rôle de l'artillerie dans le siège de Sarajevo, celui du char Leclerc au Liban. D'une manière générale, en temps de paix, on a toujours reproché aux militaires de coûter trop cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour les opinions occidentales, la seule intervention militaire légitime est celle qui s'appuie sur des mandats internationaux, non pas pour défendre l'intérêt national mais pour rétablir un état de droit dans les pays lointains. N'y aurait-il plus de soldats, mais des policiers de l'ordre international ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;L'histoire de la France étant ce qu'elle est, notamment comme membre du Conseil de sécurité, il me paraît difficile pour elle de se décharger de ses responsabilités lorsque l'ordre du monde est mis à mal. Souvent, on me demande : «Mourir pour Kaboul, qu'est-ce que cela veut dire ?» Cela veut dire que le soldat est un serviteur qui obéit à la mission qui lui est donnée. C'est au président de la République d'apprécier le bien-fondé de la mission. Or notre société tend à perdre la notion de l'obéissance, qui suppose discipline et humilité. L'armée, issue de cette société, n'est pas à l'abri d'une telle dérive. Obéir, cela veut dire reconnaître une autorité qui nous est supérieure, ce que notre époque, extrêmement relativiste, a du mal à admettre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons aussi nous poser la question de savoir si la notion de guerre elle-même est dépassée, ce qui signifierait la fin du soldat. Pour ma part, je ne crois pas que, quelle que soit la sagesse des hommes, on puisse affirmer que la guerre a disparu. En particulier parce qu'un niveau de richesse comme celui de l'Europe sera tôt ou tard convoité, surtout si ce continent reste un îlot de prospérité au milieu d'un monde pauvre. La nation française sera-t-elle capable d'endurer une prochaine guerre ? Oui, si elle a su conserver à l'intérieur de ses frontières, dans le cadre de ses alliances, des femmes et des hommes forts d'un esprit de sacrifice et de renoncement ; qui auront accepté une vie faite d'abnégation, de goût du risque. Je pense souvent à ce discours que Thucydide met dans la bouche de Périclès faisant l'éloge des combattants morts face à Sparte : «Il n'y a pas de bonheur sans liberté et il n'y a pas de liberté sans courage.» Nous ne devons pas oublier cette réalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Que signifie l'idéal militaire en 2008 ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Une de mes préoccupations est le risque de banalisation de l'état militaire. Dans la perspective d'une situation internationale difficile, où nous devrions nous engager à une grande échelle dans un conflit dur, mon souci est d'avoir des militaires vraiment prêts à répondre aux exigences de l'état militaire. Quand je réunis les chefs d'état-major, c'est un thème que j'aborde souvent. Nous devons toujours être prêts à faire face à un événement grave, et qui pourrait dépasser le cadre actuel de nos opérations extérieures. Pour moi, le devoir du chef est d'obtenir cette attitude et de la maintenir. Dans les écoles d'officiers, la détermination des élèves me frappe. Il ne faudrait pas que sur la durée ce sentiment s'affadisse. Je me permets de prendre une comparaison dans le domaine religieux : on trouve des religieux dans des pays où on est porté par une vraie foi. Un pays qui ne serait plus concerné par sa sécurité, mais exclusivement par des préoccupations individuelles, serait menacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ces jeunes gens sont formés avec un idéal fondé sur la notion de sacrifice. Que signifie cette notion aujourd'hui alors que les officiers de l'armée de terre n'ont guère eu de morts depuis la fin de la guerre d'Algérie ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu depuis la fin de la guerre d'Algérie plus de six cents morts sur les théâtres d'opérations. Nous avons eu des morts au Liban, en Bosnie, au Tchad, en Côte d'Ivoire, en Afghanistan. Mais nos jeunes officiers ne doivent pas se tromper d'époque et vivre dans la nostalgie de la RC4. Nous devons être prêts à mourir si la liberté de la Cité l'exige. On ne peut pas exclure aujourd'hui l'esprit de sacrifice dans la formation que nous dispensons. Une armée qui renoncerait à cet esprit de sacrifice deviendrait une simple police internationale. Nous ne pouvons pas passer sous silence ce qui fait la véritable spécificité et la véritable noblesse du métier militaire. Une armée qui y renoncerait ne serait plus une armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous possédons une petite armée. Est-il raisonnable de penser qu'elle doit faire de la gestion de conflits de basse intensité, du maintien de l'ordre tout au long de l'année ? Peut-elle à la fois faire cela et être préparée à des événements plus graves ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C'est ma responsabilité d'être en mesure de le faire. J'ai actuellement sous mes ordres 250 000 militaires. Nous devons à la fois être capables de participer à ces opérations tout en continuant à nous former et à nous entraîner. Je m'interroge toujours quand j'entends expliquer que la France ne doit intervenir que dans quelques opérations : c'est souvent la situation internationale qui dicte les opérations dans lesquelles nous devons nous impliquer. Nous n'avons pas toujours le choix. L'armée française doit pouvoir intervenir dans trois directions : faire face à une brusque aggravation de la situation internationale, lutter contre l'instabilité dans le cadre de nos engagements internationaux, participer à la protection de nos intérêts et de nos concitoyens notamment dans des opérations à caractère civil sur le territoire national, comme lors de catastrophes naturelles, par exemple. Nous aurions tort de croire que nous pouvons privilégier un de ces axes au détriment des deux autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La mission du militaire n'est pas sans lien avec celle du policier, même si celui-ci ne se pose pas la question du destin collectif de la nation et agit à l'intérieur du cadre national pour préserver l'état de droit. Peut-on cependant établir une différence entre ces deux états ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Il y a une différence fondamentale entre le policier et le militaire même si, c'est vrai, les deux risquent leur vie dans l'exercice de leur métier : la nature de l'adversaire. L'adversaire du policier est un délinquant qu'il doit neutraliser au nom de la société ; celui du soldat est un homme qui, comme lui, est en charge du destin de sa nation et se bat pour son pays. Dans ce dernier cas, le niveau de violence peut atteindre un stade extrême.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mais depuis vingt ans, les armées françaises sont engagées à l'extérieur dans une action de répression des délinquants au regard du droit international… &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je ne nie pas le fait qu'effectivement on a affaire à une certaine forme de délinquants. Mais la différence est qu'ils agissent rarement pour des intérêts propres mais plutôt au nom d'une certaine vision collective, ce qui leur donne idéal et persévérance dans l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avez-vous le sentiment aujourd'hui que l'armée réfléchit sur elle-même, qu'elle produit une pensée, pour concevoir ou prévoir ? Les centurions sont-ils un peu docteurs ? &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;On fait souvent le procès de la pensée militaire française. C'est aussi une conséquence de nos défaites. On oublie qu'un certain nombre de nos penseurs militaires comptent encore à l'étranger. Connaissez-vous Guibert, le commandant Ardant du Pic, l'amiral Castex, qui sont reconnus et étudiés aux États-Unis ? Dans les années 1960, nous avons également eu deux types de penseurs militaires français : les spécialistes de la guerre révolutionnaire, David Galula (le penseur de la contre-insurrection publié depuis longtemps aux États-Unis et qui arrive seulement en France), le colonel Trinquier. D'autres militaires ont eu une véritable réflexion sur l'ère nucléaire, les généraux Beauffre et Gallois et, naturellement, Lucien Poirier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, c'est vrai, en France on écrit moins qu'aux États-Unis. Mais j'observe avec satisfaction que cela évolue. Récemment, plusieurs ouvrages de doctrine, d'analyse de l'histoire, de stratégie ont été publiés par des colonels. Nous encourageons naturellement les officiers à publier, grâce au Cerems (Centre d'études et de recherche de l'enseignement militaire supérieur) ou à la revue Inflexions. On a aussi créé le CICDE (Centre interarmées de concepts, de doctrines et d'expérimentations), qui réfléchit en profondeur sur tous ces sujets, avec également les centres de doctrine propres à chaque armée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;La réflexion est ardue parce que, à la différence d'il y a cinquante ans, la menace est plus diffuse… &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;C'est précisément parce que la situation est plus difficile que la réflexion est encore plus nécessaire. La réflexion, notamment par l'écriture, est propice à l'homme d'action pour éviter qu'il ne dérape. Réfléchir à quoi ? Il paraît important de réfléchir sans cesse à ce qu'est que la guerre aujourd'hui. Que signifie ce mot dans un pays d'Europe qui a repoussé la menace loin de ses frontières, situation inédite, et qui a fermé la parenthèse de la conscription ouverte par la Révolution française ? Qu'est-ce que la guerre aujourd'hui ? À quels types de conflits faut-il se préparer, au moment où les technologies (et notamment les technologies de l'information et de la communication) ont considérablement évolué ? Il faut tirer avantage des possibilités qu'offre la technologie, mais croire que nous pouvons protéger notre société sans prendre de risques est une dangereuse illusion. Pour être respecté, il faut savoir prendre des risques humains. Regardez les difficultés des Américains en Irak. On les a vus détruire l'armée de Saddam Hussein en trois semaines. Quatre ans après, ils sont dans une situation extrêmement difficile. La guerre n'est pas un monde rationnel pur. Prenez la notion de courage. Dans toutes les sociétés, c'est une vertu. Et pourtant... Tant que l'on n'est pas mis à l'épreuve, on ne sait rien du courage. Le courage peut être individuel ou collectif. Je suis toujours fasciné par la réaction de Margaret Thatcher au moment de la guerre des Malouines. Qu'est-ce qui justifiait d'aller faire la guerre pour quelques îlots perdus, sinon l'honneur et le courage qui commandaient de prendre des risques ? L'idée que seulement par des caméras, des satellites, des armements sophistiqués on va pouvoir être défendus contre tout est une illusion. Si je suis militaire, c'est parce que je crois qu'il faut qu'il y ait des hommes et des femmes pour défendre notre patrie, nos valeurs, ce à quoi nous croyons. Cette dimension a été totalement prise en compte dans le livre blanc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis par Étienne de Montety.&lt;/em&gt;
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      <title>La force a été juste, que la justice soit forte.</title>
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      <published>2008-07-10T09:41:00+02:00</published>
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              <summary>   Par Jean d'Ormesson, de l'Académie française.    Tribune publiée...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/02/402091211.jpg&quot; id=&quot;media-1116482&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;18-01-4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean d'Ormesson,&lt;br /&gt;de l'Académie française.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 9 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jean d'Ormesson commente la libération de l'otage franco-colombienne, rendue possible par la détermination de quelques-uns.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La joie. L'émotion. L'admiration. Ingrid Betancourt a fait vivre à la Colombie, à la France, au monde entier, une sorte de conte de fées historique et moderne qui laisse loin derrière lui toutes les fictions les plus extravagantes et qui bouleverse les esprits. Derrière ces sentiments si forts, une leçon politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les otages des Farc mettaient les adversaires du terrorisme devant une alternative dont jouaient les guérilleros : opération militaire ou négociation. Le recours à la force faisait courir aux otages un risque insupportable. La négociation donnait aux ravisseurs le statut qu'ils recherchaient. Que faire ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sensibles aux craintes légitimes de la famille Betancourt, le président Sarkozy, Bernard Kouchner et le gouvernement français, si chaleureusement remerciés par Ingrid Betancourt, ont d'abord privilégié la négociation, démontrant avec éclat qu'ils ne jouaient pas la carte de la brutalité et que les droits de l'homme et les préoccupations humanistes n'étaient pas, pour eux, de vaines paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Souligné par Ingrid Betancourt, le mérite historique de l'armée colombienne est d'avoir choisi l'intervention militaire en écartant le plus possible, notamment sous la pression française, toute violence qui se serait retournée contre les otages. Face aux bourreaux, la force a choisi la ruse. Les militaires ont privilégié le renseignement et monté une opération stupéfiante, plus forte que tous les James Bond et qui inspirera, à coup sûr, les scénaristes de demain. La libération d'Ingrid Betancourt ne laisse le goût amer ni des succès trop cher payés ni des négociations qui renforcent les ravisseurs. Elle prendra place dans l'histoire à côté de la libération des otages d'Entebbe. Dans un cas, comme dans l'autre, le génie de Pascal n'a pas été trahi : la force a été aussi juste que possible et la justice a su être forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pensée de tous va maintenant vers les otages qui sont encore aux mains des criminels des Farc. Elle va aussi vers toutes les victimes de la violence et de l'injustice. Plus que jamais, la lutte contre toutes les formes de terrorisme doit être poursuivie. Ingrid Betancourt montre le chemin. Elle est libre : c'est un grand bonheur. Elle a été digne et forte dans l'épreuve, elle ne mâche pas ses mots dans la liberté retrouvée : c'est une grande espérance.
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      <title>Pour un meilleur enseignement de l'économie au lycée.</title>
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      <published>2008-07-09T09:08:00+02:00</published>
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              <summary>   Par Yvon GATTAZ, Membre de l'Académie des  sciences morales et...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/253161331.jpg&quot; id=&quot;media-1118000&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Pchronique.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Yvon GATTAZ,&lt;br /&gt;Membre de l'Académie des &lt;br /&gt;sciences morales et politiques.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 9 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi 7 juillet, notre Académie a remis solennellement au ministre de l'Éducation nationale, M. Xavier Darcos, le rapport qu'elle a établi sur ce sujet essentiel pour nos jeunes : «L'enseignement de l'économie dans les lycées».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est pas surprenant que l'Académie se soit spontanément saisie de ce sujet sociétal, puisqu'en janvier 2007, elle avait déjà établi un important rapport : «La France prépare mal l'avenir de sa jeunesse», à l'initiative de deux membres prestigieux de notre compagnie, MM. Pierre Messmer et Raymond Barre. Elle prouvait, une fois de plus, qu'elle s'intéressait à l'avenir de notre pays, bien consciente des enjeux liés à la formation de la jeunesse, préoccupation conforme à sa mission nationale depuis 1795.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enseignement de l'économie dans les lycées est un élément décisif de cette formation, et de nombreux confrères avaient déjà émis, depuis de nombreux mois, des critiques et des suggestions. Notre section «Économie politique, statistique et finances» a donc décidé de créer un groupe de travail et de réflexion, en s'assurant la coopération éminente de deux membres de la section «philosophie», et de notre membre correspondant, le professeur Jean-Claude Berthélémy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première étape fut la rédaction des critiques des dix membres de ce groupe, ce qui permit de constater une grande convergence de vues tant sur les programmes que sur les manuels scolaires. En substance, nos confrères s'inquiètent de discordances entre le titre et le contenu de l'enseignement, du rabaissement des savoirs disciplinaires, de programmes prétentieusement philosophiques, d'une approche inopportune de la vaste sociologie, d'une carence d'initiations scientifiques progressives à l'économie, du risque de faire critiquer pompeusement des théories mal assimilées, de la négligence des bases de l'analyse économique en raison d'une démarche partant de la macroéconomie pour n'aborder qu'ensuite la microéconomie, de l'incitation à la superficialité par manque de rigueur scientifique, de l'oubli fréquent de l'entreprise comme exemple de microéconomie, de l'absence de notions élémentaires de comptabilité, de la démarche intellectuelle si rarement préhensible du général au particulier alors qu'il faudrait pratiquer la méthode inverse, du simple au complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les membres de l'Académie, après cet examen critique des programmes, ont fait des suggestions précises qui ont été reprises dans le rapport remis au ministre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième étape a été initiée par notre confrère Jean-Claude Casanova qui nous présenta le professeur Georges de Ménil, directeur d'études à l'EHESS et professeur invité de la Stern School à New York University. Celui-ci, intéressé par notre démarche, nous a proposé de faire analyser les programmes et les manuels par cinq professeurs étrangers, de nationalités diverses, éminents spécialistes en économie et impartiaux évidents devant l'enseignement français : sir Tony Atkinson, Senior Research Fellow, Nuffield College, Oxford ; Martin Hellwig, directeur du Max Planck Institut zur Erforschung von Gemeinschaftsgütern, Bonn ; José Scheinkman, professeur d'Économie, Princeton University ; Xavier Vives, professeur d'Économie et finances à l'IESE Business School, Madrid et Barcelone ; et Pierre-André Chiappori, professeur d'Économie, Columbia University, qui a bien voulu se charger lui-même de la synthèse des travaux de ses confrères.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces conclusions constituent un document exceptionnel par sa hauteur de vues, ses fondements scientifiques, la qualité indiscutable des auteurs et les propositions concrètes sur lesquelles elles débouchent pour un meilleur enseignement de l'économie dans nos lycées. Certes, le constat est sévère et notre confrère Michel Pébereau a bien résumé son contenu dans l'introduction qu'il a accepté de rédiger, texte qui a été relu et analysé par Marcel Boiteux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On trouvera, par ailleurs, la liste de nos propositions et je ne les reprendrai pas ici moi-même. Nous pensons qu'elles seront considérées avec la plus grande attention par le ministre et ses collaborateurs, car il est exceptionnel que cinq personnalités étrangères de cette qualité entreprennent une étude aussi approfondie sur un sujet qui les passionne, certes, mais ne les concerne pas directement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec ces rapports étayés, l'Académie des sciences morales et politiques n'a d'autre ambition que d'œuvrer utilement pour l'enseignement français et l'avenir de nos jeunes lycéens.
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      <title>Pour une Europe concrète et plus sociale.</title>
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              <summary>   Par Xavier Bertrand, Jean-Pierre Jouyet, Valérie Létard, Nadine Morano et...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/02/616524709.jpg&quot; id=&quot;media-1115075&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;RTEmagicC_Logo_priorites_JPG.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Xavier Bertrand, Jean-Pierre Jouyet, Valérie Létard, Nadine Morano et Martin Hirsch.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro, le 7 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Le ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité, le secrétaire d'État en charge des Affaires européennes, la secrétaire d'État chargée de la Solidarité, la secrétaire d'État chargée de la Famille et le haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté expliquent pourquoi la France doit maintenant jouer son rôle d'ambassadeur d'une Europe plus proche des citoyens.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Pendant trop longtemps, droite et gauche confondues, nous n'avons pas su montrer ce que l'Europe faisait concrètement pour les citoyens. Nous avons trop laissé dire qu'«à cause de l'Europe», la compétitivité de notre économie et de notre marché du travail rencontrait des difficultés. À ne pas oser promouvoir les avancées de la construction européenne, nous avons laissé s'installer dans l'imaginaire collectif les fausses vérités et les peurs, sur lesquelles jouent aujourd'hui les eurosceptiques de tous bords, et surtout des extrêmes. À limiter le débat politique sur les enjeux européens aux seules périodes préélectorales ou référendaires, nous avons dramatisé la question européenne et laissé se creuser un fossé sans cesse plus profond entre l'Europe et les citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que la présidence française du Conseil de l'Union européenne commence, il est plus que jamais de notre responsabilité politique de trouver des réponses pour rendre l'Europe plus concrète, pour montrer aux citoyens ce qu'elle fait pour eux, ce qu'elle change dans leur vie quotidienne. Car c'est bien là que le bât blesse. Aujourd'hui, la citoyenneté, le passeport ou la monnaie unique ne suffisent plus à susciter leur adhésion au projet européen et à les convaincre de participer à sa construction. Les non français du 29 mai et néerlandais du 2 juin 2005 le signifiaient clairement, le non irlandais du 12 juin dernier le confirme : les citoyens européens ne veulent pas avoir l'impression d'une Europe qui se fait sans eux, loin d'eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut donc aujourd'hui faire preuve d'imagination pour sortir l'Europe des fausses vérités et de la caricature, pour la rendre aux citoyens et faire en sorte qu'ils se la réapproprient. Pour qu'ils la comprennent et croient à nouveau en elle. Cette Europe-là, l'Europe des peuples, ne peut pas être seulement économique ou financière, nous le savons bien. L'adhésion et le soutien des citoyens passent désormais nécessairement par un projet qui leur parle de leurs préoccupations quotidiennes, avec les mots du quotidien. Et cette Europe-là, c'est avant tout une Europe plus protectrice, plus solidaire. C'est une Europe qui leur parle de leurs conditions de travail, du retour à l'emploi ou encore du congé parental, ou encore des moyens à mettre en œuvre pour lutter efficacement contre la pauvreté. Disons les choses clairement : c'est une Europe plus sociale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la présidence française, nous avons l'opportunité d'engager ce changement de méthode et d'approche, pour modifier sur le long terme le regard et les comportements face à l'Europe, pour ancrer durablement dans l'esprit des citoyens qu'elle ne se fait pas sans eux, mais bien avec eux. C'est ici et maintenant que le rôle de la France, État fondateur et moteur de l'Union européenne, doit prendre un nouveau sens : celui d'ambassadeur de l'Europe concrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes, les prérogatives de l'Union européenne dans le domaine social restent limitées par rapport à d'autres domaines de compétence et l'autonomie des États membres reste forte pour organiser, conformément à leurs traditions nationales, leurs modèles sociaux. Néanmoins, 2008 peut et doit être l'année du redémarrage de l'Europe sociale. La présidence française doit d'abord s'employer à relancer l'activité législative de l'Union européenne en matière sociale. Il le faut d'autant plus que les récents arrêts de la Cour de justice des communautés européennes sur les droits des travailleurs détachés viennent nous rappeler que lorsque le législateur n'agit plus, c'est le juge qui apporte ses solutions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rendre l'Europe plus sociale et plus concrète, la présidence française adoptera une méthode : celle de la pédagogie, pour mieux expliquer ses avancées, les enjeux de sa construction, en abordant tous les sujets sans tabou. Il est en effet grand temps de dénoncer les mythes et les fantasmes, en les affrontant et en les confrontant à des exemples concrets. Non, l'Europe sociale n'a rien à voir avec le plombier polonais et les délocalisations ! Oui, l'Europe sociale, c'est une Europe dans laquelle, demain, un salarié qui accédera à l'emploi par l'intérim aura les mêmes droits qu'un travailleur permanent. C'est une Europe qui contribue à mettre en œuvre des voies originales pour lutter efficacement contre la pauvreté par le biais d'une stratégie dite d'inclusion active, combinant revenu minimum et accès à l'emploi. C'est aussi une Europe qui vise à réduire les inégalités sociales, économiques et territoriales. C'est une Europe dans laquelle, grâce à l'aide du Fonds social européen, un salarié peut bénéficier d'une formation professionnelle, apprendre un nouveau métier et faire évoluer sa carrière. C'est une Europe qui a impulsé la création de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) dans notre pays. C'est une Europe, encore, qui garantira demain aux mères que leurs droits seront renforcés au moment de la reprise de leur emploi. Il faut le dire et le faire savoir : l'Europe protège et aide ses citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces évolutions ne remettent évidemment pas en cause notre modèle social et les protections supérieures qu'il apporte à nos concitoyens. Il nous faudra porter ces avancées, collectivement, avec l'appui de tous, parlementaires européens et nationaux, partenaires associatifs et institutionnels territoriaux et nationaux, partenaires sociaux, citoyens. Nous devons engager cette démarche pédagogique, concrète et pratique, et aller expliquer les décisions européennes non seulement une fois qu'elles sont prises, mais aussi avant leur adoption. Nous devons incarner l'Europe, lui donner des visages, la rendre familière, faire savoir qu'en tant que responsables politiques nationaux, nous sommes aussi des responsables européens. Nous devons nous engager, dans chacune de nos visites, à l'illustrer, à la traduire en chiffres, en heures de formation, en bâtiments construits, en droits sociaux acquis, à redire ce qu'elle fait pour l'emploi, la solidarité, la lutte contre la pauvreté, la conciliation entre vie familiale et professionnelle, ou encore la lutte contre les discriminations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour que, enfin, nous apprenions collectivement à dire «grâce à l'Europe».
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Bon anniversaire, Québec !</title>
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              <summary>   Par Jean-Pierre RAFFARIN, ancien Premier Minsitre, Vice-Président de...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/229904934.jpg&quot; id=&quot;media-1108485&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;raffarin bureau.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean-Pierre RAFFARIN,&lt;br /&gt;ancien Premier Minsitre,&lt;br /&gt;Vice-Président de l'UMP.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 3 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien premier ministre, qui préside le comité français d'organisation pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, salut les liens entre la France et la capitale de la Belle Province.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;La France rend hommage au peuple québécois et à ses origines françaises. À Québec, elle marquera, par l'aménagement du Centre de la francophonie pour les Amériques, l'union de nos peuples d'une empreinte indélébile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais quel message Samuel de Champlain a-t-il voulu adresser aux représentants des premières nations qui l'ont accueilli au bord du Saint-Laurent le 3 juillet 1608 ? Le temps nous a permis de le déchiffrer : la diversité fonde l'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la ville de Québec, avec la nation québécoise, avec l'État canadien, la France reste fidèle à l'audace créatrice de ce «navigateur d'avenir». Nous faisons la fête avec Québec et construisons le futur de notre coopération. Sur le bord du Saint-Laurent, Québec vous tend les bras, répondez à l'appel du premier ministre Jean Charest qui vous dit «Français, venez chez nous», découvrez «cette voie rapide pour l'Amérique».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à une rencontre de passion que l'on vous convie, et au-delà, ensemble, nous nous engageons pour que la diversité devienne une valeur universelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La France a mobilisé son affection généreuse et propose aux Québécois des événements inédits, et, en France, elle accompagne plus de 200 événements qui se déroulent sur tout notre territoire et expriment ainsi la diversité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité culturelle et linguistique par laquelle nous affirmons notre détermination à faire vivre la convention de l'Unesco sur la protection et la promotion des expressions culturelles, combat que nous avons gagné en commun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité économique qui permet d'accompagner nos entreprises sur le marché américain : Québec est la porte d'entrée pour ces marchés, la France la porte d'entrée sur l'Europe pour le Québec. Nous atteindrons l'objectif des 1 000 accords de PME de part et d'autre de l'Atlantique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Diversité territoriale qui nourrit notre coopération de projets proches des populations. Le renforcement du partenariat entre les pôles de compétitivités et les créneaux d'excellence en est le témoignage, notamment dans l'aéronautique, la santé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit, pour la France, de réaffirmer la relation privilégiée et directe qui existe entre les deux gouvernements. Depuis quarante ans, cette volonté politique a toujours été réaffirmée. François Fillon reprend la tradition des visites alternées des premiers ministres, c'était nécessaire. Le président de la République française, à la mi-octobre, aura l'occasion de préciser la nature de la relation que la France souhaite développer avec l e Québec pour ce XXIe siècle. Une chose est certaine : notre fraternité historique caractérisera toujours nos liens ; personne ne peut en être jaloux, nous sommes nés comme cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette relation se situe au-dessus des partis politiques, les changements politiques, de chaque côté de l'Atlantique, ne l'ont jamais remis en question parce qu'elle est unique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le «400e» m'a permis de travailler «aux preuves d'amour» qu'il faut toujours ajouter à l'amour entre les peuples. Mais je n'oublie pas que le Canada, est un pays «né en français» selon les mots de son premier ministre, il peut compter sur l'amitié fidèle de la France, notre fraternité avec la nation québécoise nous oblige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à toutes celles et tous ceux qui ont mis leur intelligence au service de ce grand projet : «Ensemble, nous montrons qu'aimer la diversité c'est aimer l'avenir.»
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Ces liens qui nous unissent.</title>
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              <summary>   Par Ban Ki-moon, Secrétaire Général de l'ONU.    Tribune publiée...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/343050968.jpg&quot; id=&quot;media-1109817&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;Ban-Ki-Moon-1-3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Ban Ki-moon,&lt;br /&gt;Secrétaire Général de l'ONU.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 3 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;À la veille du sommet du G8, qui se tiendra du 7 au 9 juillet au bord du lac Toyako, dans l'île de Hokkaido, au Japon, le secrétaire général des Nations unies demande aux pays les plus développés de respecter leurs engagements et appelle à l'accroissement de la solidarité internationale.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Notre époque vit au rythme de la croissance mondiale. La longue expansion économique que nous connaissons depuis plus de cinquante ans a fait progresser les conditions de vie partout dans le monde et sorti de la misère des milliards d'êtres humains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais aujourd'hui, beaucoup se demandent combien de temps cela peut encore durer. Pour la première fois, l'abondance se paie de plus en plus cher. Nous le constatons jour après jour : les prix ne cessent d'augmenter, qu'il s'agisse des carburants, de l'alimentation ou des marchandises. Les consommateurs des pays développés craignent le retour de la stagflation, c'est-à-dire de l'inflation associée au ralentissement de la croissance ou même à la récession, tandis que dans les pays pauvres, les plus démunis n'ont plus les moyens de se nourrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'autre part, les changements climatiques et la dégradation de l'environnement menacent l'avenir même de notre planète. La croissance de la population et l'accession à la prospérité exercent une pression sans précédent sur les ressources naturelles. Le malthusianisme refait surface. Soudain, tout pourrait manquer : l'énergie, l'air pur, l'eau potable, tout ce qui nous nourrit et compose notre mode de vie moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, alors que les dirigeants du G8 se réunissent à Toyako, dans l'île de Hokkaido, nous savons qu'aucun pays n'est plus à l'abri des difficultés, qu'il soit du Nord ou du Sud, grand ou petit, riche ou pauvre. Nous savons qu'il nous faut trouver de nouvelles façons de partager les fruits de la prospérité mondiale avec le milliard d'habitants les plus déshérités de notre planète, ceux qui ont été laissés au bord du chemin. Les problèmes ont atteint une ampleur et une complexité telles qu'il n'y a plus qu'une seule manière de les appréhender : les reconnaître pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire les parties d'un tout, et y chercher une solution globale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est dans l'offre au niveau mondial qu'il faut chercher la solution, comme le proposent certains économistes, dans une offre qui doit se fonder sur le développement durable, géré collectivement par les pays et les organisations internationales telles que la Banque mondiale et l'ONU et ses diverses institutions spécialisées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenons d'abord la crise alimentaire mondiale. Parmi ses multiples causes, il y a le fait que le développement agricole n'a pas reçu l'attention qu'il méritait. Ce qu'il faut, c'est une deuxième «révolution verte», semblable à celle qui a transformé l'Asie du Sud-Est mais qui, cette fois, visera surtout les petits agriculteurs d'Afrique. Il n'y a aucune raison pour qu'une combinaison judicieuse de programmes ne permette pas de doubler la productivité dans un délai relativement court et de faire reculer la pénurie à l'échelle mondiale. Le Malawi y est arrivé : en quelques années, avec l'aide internationale, ce pays est sorti de la famine et est devenu un exportateur de denrées alimentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À Hokkaido, j'exhorterai les pays du G8 à tripler dans les trois à cinq prochaines années leur aide publique à la recherche et au développement agricoles. Il nous faut agir immédiatement pour que les agriculteurs des pays vulnérables reçoivent les semences, les engrais et les intrants agricoles dont ils ont besoin pour les prochaines récoltes. D'autre part, nous devons encourager les pays à supprimer les obstacles tarifaires et les restrictions à l'exportation qu'ils ont été nombreux à adopter ce printemps, et les pays développés à éliminer les subventions qu'ils ont mises en place il y a longtemps pour protéger leurs agriculteurs. En faussant la structure des échanges et en faisant grimper les prix, ces obstacles artificiels provoquent une aggravation de la crise actuelle et mettent en péril la croissance mondiale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En ce qui concerne le changement climatique également, une grande part de la solution réside dans le développement durable. La plupart des experts s'accordent sur la fin imminente de l'énergie bon marché. De nouvelles technologies portent nos plus grands espoirs de produire une énergie plus propre et moins coûteuse. Ici aussi une nouvelle révolution verte commence. Partout dans le monde, on investit de plus en plus dans les énergies durables et de nouvelles méthodes d'économie apparaissent. D'après un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement, 148 milliards de dollars ont été consacrés aux énergies durables l'année dernière, ce qui représente une progression de 60 % par rapport à 2006 et 23 % des nouvelles capacités de production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre mission, en tant que responsables nationaux ou internationaux, est de guider et d'accélérer cette transformation économique naissante. Nous devons modifier les comportements sociaux et les modes de consommation partout dans le monde développé. Mais nous devons aussi, en diffusant le plus largement possible des technologies respectueuses du climat, aider les pays en développement à allier progrès économique et respect de l'environnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pouvons faire un grand pas à Hokkaido. Conscients de nos responsabilités à l'égard des pays les plus pauvres qui sont aussi les plus vulnérables aux changements climatiques, nous devons doter le Fonds d'adaptation mondial du financement nécessaire et le rendre pleinement opérationnel. Dans la perspective de la Conférence sur le changement climatique qui aura lieu en décembre prochain à Poznan et de la Conférence de Copenhague en 2009, nous devons faire progresser les négociations en faveur d'un accord global sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Mais surtout, nous devons arriver à faire ressentir qu'il est urgent de prendre les choses en main et lancer de véritables initiatives. Il ne suffit pas d'établir des objectifs pour 2050 ; cette échéance est trop lointaine. Il faut aussi s'engager pour 2020, c'est-à-dire à moyen terme, si nous voulons arriver à ce que le changement se produise dès aujourd'hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, Hokkaido sera l'occasion de tester notre engagement en faveur des Objectifs du millénaire pour le développement. Rien que pour l'Afrique, les pays du G8 ont promis 62 milliards de dollars par an d'ici à 2010. Il est temps de passer à l'acte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a longtemps que l'économie mondiale n'a pas été soumise à une telle pression. Plus que jamais, c'est le moment de démontrer que nous sommes capables de coopérer à l'échelle mondiale et d'obtenir des résultats tangibles, qu'il s'agisse de répondre aux besoins de ceux qui ont faim et des pauvres, de favoriser l'accès aux technologies énergétiques durables pour tous ou de sauver le monde des changements climatiques tout en faisant en sorte que l'essor économique mondial se poursuive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà les liens qui nous unissent. Nous devons agir, à Hokkaido et au-delà : il y va de notre devoir, certes, mais il y va aussi de notre intérêt, bien compris.
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Libération d'Ingrid BETANCOURT.</title>
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              <summary>  Après plus de six années de captivité, Ingrid BETANCOURT est enfin libre!...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/00/36845027.jpg&quot; id=&quot;media-1105161&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;20080703PHOWWW00019.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après plus de six années de captivité, Ingrid BETANCOURT est enfin libre! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette libération qui arrive comme une surprise, est le fruit de la mobilisation de la communauté internationale qui, soudée à la cause d'Ingrid, a travaillé sans relâche à ce dénouement heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut évidemment saluer l'action du président colombien URIBE, l'engagement et la détermination de Nicolas SARKOZY dans ce combat, mais aussi celles de Jacques CHIRAC et de Dominique de VILLEPIN. Il ne faut bien sûr pas oublier toutes celles et tous ceux qui, de près ou de loin, ont participé à cette action humanitaire, tout comme celles et ceux qui se sont engagés depuis des années derrière la famille d'Ingrid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL
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        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Le général d'armée Elrick IRASTORZA nouveau chef d'état-major de l'armée de Terre</title>
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      <published>2008-07-03T01:00:00+02:00</published>
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              <summary>  Le général d'armée Elrick IRASTORZA a été nommé ce jour en conseil des...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/127847925.jpg&quot; id=&quot;media-1104255&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;general_irastorza.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Le général d'armée Elrick IRASTORZA a été nommé ce jour en conseil des ministres chef d'état-major de l'armée de Terre pour succéder au général d'armée Bruno CUCHE à la tête de l'armée de Terre. Il occupait les fonctions de major général depuis le 1er août 2006.&lt;br /&gt;Cette fonction sera assumée à présent par le général de corps d'armée François-Pierre JOLY jusqu'alors gouverneur militaire de Lyon, commandant de la région Terre Sud-Est et officier général de la zone de défense Sud-Est depuis le 1er octobre 2006. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Sources: EMAT.&lt;/em&gt;
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Bon anniversaire Line !</title>
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      <published>2008-07-02T09:54:00+02:00</published>
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              <summary>  En ce 2 juillet 2008, Line RENAUD fête ses 80 ans. Qui pourrait le croire?...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/1227485854.jpg&quot; id=&quot;media-1103489&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;line_renaud_reference.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En ce 2 juillet 2008, Line RENAUD fête ses 80 ans. Qui pourrait le croire? Personne! Et pourtant cette information est tout ce qu'il y a de plus anthentique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, Ma Chère Line, je voudrais vous dire combien on vous aime! Combien on vous admire! Combien vous comptez dans notre vie! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet événement national, puisque c'en est un, est l'occasion de rendre hommage évidemment à l'immense artiste que vous êtes (chanteuse, actrice, comédienne), mais aussi et surtout à la femme de coeur qui depuis de nombreuses années s'investit corps et âme dans la lutte contre le SIDA. N'oublions pas que c'est sur votre initiative que ce combat débuta en France, au début des années 80.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que peut-on vous souhaitez pour les 20 ans à venir, si ce n'est le Bonheur, l'Amour et la Santé, pour qu'a 100 ans vous nous fassiez encore rêver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nicolas
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>L'honneur d'un Général.</title>
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      <published>2008-07-02T09:14:43+02:00</published>
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              <summary>   Par Yves Thréard.    Editorial publié dans Le Figaro, le 2 juillet...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/1939181276.jpg&quot; id=&quot;media-1103431&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;cd0c1c6e-47b1-11dd-b22a-c0e466ddee57.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Yves Thréard.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Editorial publié dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 2 juillet 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Moins de quarante-huit heures après la bavure de la caserne de Carcassonne, le chef d'état-major de l'armée de terre a démissionné. Pareille spontanéité doit être saluée. Est-elle le signe d'un changement de mentalité dans notre pays ? On le souhaite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Responsable mais pas coupable : longtemps, la France s'est réfugiée derrière cette formule pratique, qui a autorisé l'absolution de nombre de dirigeants politiques, militaires ou industriels. Hors quelques exceptions, la culture de la défausse était la mieux partagée. Les tribunaux étaient davantage fréquentés par les seconds couteaux. Le doute profitait aux donneurs d'ordre, quand l'opprobre s'abattait sur les lampistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Beaucoup d'affaires d'État, à commencer par celle du Rainbow Warrior, qui a tout de même fini par la démission de Charles Hernu, alors ministre de la Défense, se sont perdues dans le labyrinthe des procédures. Nombre de malfaçons, de la vie économique cette fois, et chiffrées en milliards de francs ou d'euros, se sont égarées dans le maquis judiciaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le général Cuche vient de faire mentir la tradition. Certes, il ne s'agit pas ici d'un de ces épisodes en eaux troubles dont l'État et ses représentants ont parfois le secret. Non, l'histoire est simple : un fait divers, par un dimanche d'été, dû à la méprise d'un sergent de 28 ans qui tire à balles réelles lors d'une journée portes ouvertes de sa caserne. Dix-sept blessés, dont quatorze civils, et beaucoup d'émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir même, Bruno Cuche évoquait son départ. Qu'il ne pouvait mettre qu'à exécution tant la pression morale exercée par le président de la République était forte. Lundi, à la télévision, Nicolas Sarkozy n'a pas mâché ses mots. D'autres démissions pourraient donc suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette vague de transparence dans les rangs de la grande muette, qui est d'usage aux États-Unis et en Israël, marque peut-être une saine rupture. Mais elle doit être aussi remise dans son contexte. Celui de l'actuelle réforme de l'armée française.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choix du chef de l'État pour adapter nos forces aux défis de la guerre du XXIe siècle (terrorisme, cyberattaques…) ne sont pas approuvés par tous les militaires. Cette politique s'accompagne d'une cure d'amaigrissement sans précédent : baisse des effectifs de 54 000 hommes, fermeture d'une trentaine de bases, report de la construction d'un deuxième porte-avions. Autant de mesures d'austérité qui ont été critiquées par un groupe d'officiers généraux et supérieurs baptisé «Surcouf» dans les colonnes du Figaro. C'est peu de le dire, Nicolas Sarkozy n'a pas apprécié l'initiative. Elle a jeté un froid à l'Élysée, où l'humeur n'est pas au pardon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naguère, le drame de Carcassonne n'aurait peut-être pas entraîné la démission du patron de l'armée de terre. Mais, pour autant, il ne peut être seulement tenu pour une «victime collatérale» des tensions nées de l'actuelle réforme militaire. Même si certains ne manqueront pas de le dire. Sans respect pour le sens de l'honneur d'un général qui a su, en son âme et conscience, assumer le devoir de son grade. Exemple à suivre.
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>communiqué de presse du général d'armée Bruno Cuche, chef d'état-major de l'Armée de Terre.</title>
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              <summary>  Contrairement à certains commentaires que je peux lire ou entendre depuis...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/02/00/479199772.jpg&quot; id=&quot;media-1102783&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;CUCHE.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Contrairement à certains commentaires que je peux lire ou entendre depuis que j’ai décidé de présenter ma démission de chef d’état-major de l’armée de Terre au Président de la République, je souhaite affirmer que cette décision, que j’avais évoquée dès dimanche soir avec le ministre de la Défense, est exclusivement liée aux événements dramatiques survenus lors des portes ouvertes du 3ème RPIMa à Carcassonne, le 29 juin dernier et aux dysfonctionnements qu’ils révèlent. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tant que chef militaire, j’entends ainsi assumer pleinement les responsabilités qui sont les miennes et qui m’ont été confiées par le Président de la République, chef des armées. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réforme en cours qui attend les armées, et à l’élaboration de laquelle j’ai participé, est absolument nécessaire. Je l’ai constamment portée et soutenue, et l’armée de Terre, sous les ordres de mon successeur, s’y engagera résolument. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Général d'armée Bruno CUCHE&lt;br /&gt;Chef d'état-major de l'Armée de Terre.
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Fusillade de Carcassonne: Démission du CEMAT.</title>
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              <summary>  Moins de 48 heures après le drame qui s'est produit à Carcassonne, au cours...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/2120182501.jpg&quot; id=&quot;media-1102786&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;2008-07-01T101855Z_01_NOOTR_RTRIDSP_3_OFRTP-FRANCE-DEFENSE-CARCASSONNE-DEMISSION-2008070_high.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Moins de 48 heures après le drame qui s'est produit à Carcassonne, au cours duquel un sergent du 3e RPIMA a confondu un chargeur à blanc avec un autre, contenant des balles réelles et faisant dix-sept victimes, le Général d'armée Bruno CUCHE, Chef d'état-major de l'Armée de Terre a présenté sa démission au président de la République qui l'a acceptée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès hier, le Général CUCHE avait ouvert une enquête de commandement afin de clarifier les circonstances qui ont conduit au drame de dimanche dernier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La démission présentée par le Général CUCHE illustre ici tout le sens des responsabilités et du devoir de cet officier supérieur qui sert l'Armée française depuis quarante ans et lui fait honneur. Qu'il me soit permis de saluer cet homme de conviction et ce militaire de haut rang qui a été élevé, il y a quelques semaines, à la dignité de Grand Officier de la Légion d'Honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'espère cependant que les réserves émises par le Général CUCHE il y a quelques mois, quant à la perspective du Livre Blanc sur la Défense Nationale (je pense notamment à un courrier qu'il avait adressé au CEMA), ne constituent pas la véritable raison de son éviction. Je souhaite préciser qu'en aucun cas je voudrais qu'un amalgame soit fait entre ces réserves internes à l'EMA et la tribune publiée par un groupe d'officiers généraux sous couvert d'anonymat, le 19 juin 2008, dans les colonnes du Figaro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Concours d'élégance automobile de Saint-Cloud.</title>
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              <summary>  La première édition du grand concours d'élégance automobile de Saint-Cloud,...</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/00/01/120513125.jpg&quot; id=&quot;media-1100551&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;085210_1-lg.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La première édition du grand concours d'élégance automobile de Saint-Cloud, s'est tenue les 28 et 29 juin dans le Parc du Château de Saint-Cloud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette manifestation à caractère international a rencontré un grand succès et pour cause; les organisateurs avaient fait venir par la route une Bugatti Royale Type 41, en l'occurence le célèbre &quot;Coupé Napoléon&quot;, prêtée par le Musée National de l'Automobile de Mulhouse. Rien que la présence de cette &quot;Royale&quot; est un événement en soi, dans le microcosme de l'automobile de collection. En effet, il n'existe que six exemplaires de cette limousine de prestige destinée à l'origine aux têtes couronnées. L'ironie de l'histoire a voulu qu'aucun monarque n'utilise la &quot;Royale&quot;, à l'exception du Sultan du Maroc, Mohamed V, qui se la fit présentée par Ettore Bugatti en personne, mais qui ne l'acquit jamais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre voiture d'apparat présente à ce concours, la Citroën SM Présidentielle carossée par Henri Chapron, la fameuse &quot;2PR75&quot;, prêtée par le parc automobile de la Présidence de la République. Commandée par le Président Georges POMPIDOU en 1971 et inaugurée l'année suivante, à l'occasion de la Visite d'Etat de S.M. la Reine Elisabeth II à Paris, la SM Présidentielle a véhiculé de nombreuses personnalités, à commencer par les présidents français, de Georges POMPIDOU à Jacques CHIRAC, qui l'utilisa pour remonter les Champs-Elysées lors de sa première investiture, le 27 mai 1995. Elle servi également à véhiculer le Pape Jean-Paul II à l'occasion de l'une de ses visites en France dans les années 1980. Sa dernière sortie en date remonte au mois d'avril 2004, lors de la dernière Visite d'Etat de la Reine Elisabeth II à Paris; on dit d'ailleurs qu'il s'agit d'une des voitures préférées de Sa Majesté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A n'en pas douter, la première édition de ce concours d'élégance automobile de Saint-Cloud, ne sera pas la dernière!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;NCL&lt;br /&gt;
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      </author>
      <title>La culture au cœur du projet européen.</title>
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      <published>2008-06-28T10:16:26+02:00</published>
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                              <summary>   Par Renaud DONNEDIEU DE VABRES, ancien Ministre de la Culture....</summary>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1217426049.jpg&quot; id=&quot;media-1097433&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;20070407_FIG000001150_23169_1.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Renaud DONNEDIEU DE VABRES,&lt;br /&gt;ancien Ministre de la Culture.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 28 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien ministre de la Culture exhorte l'Europe à retrouver un contenu par la culture.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Identité, fierté, ouverture, racines, création, tradition, modernité, valeurs, autant de mots qui semblent avoir disparu du langage dès qu'il est question d'Europe ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qui ne voit pourtant que les peuples européens sont en quête de repères, de sens, de réappropriation de leur propre histoire. De liberté et de pouvoir démocratique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'actualité, dans sa brutalité et sa violence, trouble en permanence nos concitoyens. Au fur et à mesure que les horizons resplendissants d'un univers mondialisé semblent s'ouvrir, le ciel politique, en fait, s'assombrit, la réalité quotidienne rappelant à chacun la dureté des temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus l'étranger est proche, plus les frontières s'estompent, plus est grand le besoin de s'identifier, de se localiser, de s'appartenir. De se retrouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'individu, confronté à des cultures, des religions, des modes de vie qui ne lui sont pas familiers, se sent parfois ignoré, broyé, méprisé. Pour savoir accueillir « l'autre », quel qu'il soit, il faut être soi-même en situation de rayonnement, de réussite, d'harmonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que l'Europe est le rempart politique le plus solide et le plus efficace pour que soit protégée et valorisée notre diversité, pour que nous réussissions à être une vraie puissance mondiale, force est de constater que les citoyens ont régulièrement une bonne raison d'exprimer leur refus. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'il s'agisse du «plombier polonais» ou de la question de la viande, de la pêche ou de la chasse, il y a toujours matière à se focaliser sur un défi économique, une remise en cause d'acquis jugés menacés par l'aventure européenne. Tel est le paradoxe qu'il nous faut surmonter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l'inquiétude de l'avenir que manifeste avec force le refus d'Europe, lors des consultations référendaires, il est urgent et impératif de parler culture aux citoyens européens. Faire de la mise en valeur du patrimoine, de l'accueil à la création contemporaine, de la circulation des œuvres et des artistes, de l'éducation artistique de vraies priorités politiques, n'est plus aujourd'hui l'expression nécessaire d'un simple supplément d'âme ou la manifestation élégante de la vie artistique ; c'est, plus fondamentalement, une réponse à l'attente consciente ou inconsciente des peuples européens. Célébrer une langue, cultiver une tradition, accueillir l'architecture contemporaine, faire vivre les expressions culturelles nouvelles, honorer le répertoire, se projeter dans l'avenir grâce à l'histoire, donner le goût de la découverte et de l'innovation, préserver objets et métiers d'art, s'ouvrir aux cultures urbaines sont autant de projets de réconciliation, qui permettent même l'affirmation de notre identité européenne et la reconnaissance de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'y a pas de contradiction entre l'Europe des arts et la révolution numérique, pas de conflit entre la dimension spirituelle et l'impératif du progrès social, pas d'opposition véritable entre la singularité d'une langue à protéger et la nécessité de la traduction, qui, selon Umberto Ecco, est «le langage de l'Europe». Ce sont des forces qui se nourrissent les unes des autres, dont nous pouvons et devons être fiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ne pas voir, en outre, que notre attractivité et notre développement économiques sont principalement fondés sur notre capital culturel et artistique, sur notre potentiel d'intelligences, de savoirs, de créativité et d'imagination ? Culture et croissance sont une rime riche de sens et de conséquences concrètes pour le citoyen !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous devons placer la question de la culture au cœur même du projet politique européen. C'est le meilleur moyen d'inspirer une confiance populaire qui nous fera définitivement défaut si nous donnons le sentiment de renoncer à l'atout de la civilisation européenne. Ce n'est pas un repli, une fermeture, un recul de nos ambitions. C'est au contraire l'affirmation dynamique que notre diversité est une richesse et que notre unité est un projet et non un nivellement par le bas. La flamme culturelle européenne nous donne les moyens de tendre la main aux autres cultures du monde, de nouer un dialogue fécond en commençant naturellement par la Méditerranée, Mare Nostrum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face à l'intégrisme et aux violences, face à l'uniformisation et à la marchandisation excessives de nos sociétés, l'Europe de la culture est notre nouvelle frontière. C'est aussi le respect dû à chacun, à chaque peuple, à son histoire et à son devenir. C'est l'essence même de la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président de la République a voulu que la France soit en «tenue» européenne pour mettre en lumière les 26 États membres lors de la présidence française. La saison culturelle européenne, qui débute le 1er juillet et qui accueillera partout en France de très nombreuses manifestations artistiques des 26 autres pays, n'est donc pas un divertissement. C'est un projet politique fondateur !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commencer par la culture, c'est vouloir enrayer la spirale de la peur qui conduit au refus. C'est centrer notre projet politique sur l'essentiel. C'est conjuguer perspective collective et affirmation de soi. C'est placer l'homme au cœur de notre idéal politique et humaniste. C'est faire de l'Europe un modèle envié. C'est agir pour la prospérité et la paix. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela créera la dynamique populaire d'un oui à l'Europe, qui est le défi des temps actuels.
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        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Les alliés de l'UMP donnent de la voix.</title>
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      <published>2008-06-27T20:33:00+02:00</published>
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              <summary>   Par Jean-Baptiste GARAT, journaliste.    Article publié dans Le...</summary>
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      <author>
        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Du gaullisme et de son actualité.</title>
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          &lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/02/563073485.jpg&quot; id=&quot;media-1095814&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;3f6935d8-436d-11dd-a703-06b70e824aa2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Par Jean CHARBONNEL, ancien ministre du Général de Gaulle.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tribune publiée dans Le Figaro,&lt;br /&gt;le 27 juin 2008.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;L'ancien ministre, «gaulliste social », juge la politique du président de la République à l'aune de l'héritage intellectuel et politique du Général.&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-il possible à un gaulliste survivant de la période gaullienne de notre histoire, de formuler un jugement sur la situation actuelle de la France ? Je crois pouvoir le tenter, au nom des vingt-cinq ans de fidélité qui m'ont permis de participer à l'œuvre du Général. Je sais bien que de Gaulle est mort il y a trente-huit ans et que la France de 2008 est profondément différente de celle des années qu'il avait marquées de sa puissante empreinte : il reste que son souvenir demeure fort dans l'opinion et que la référence à son action ne cesse d'être sollicitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc naturel qu'un gaulliste social exprime, lui aussi, son sentiment à cet égard, sans prétendre, bien entendu, à aucun privilège, puisque l'héritage de Charles de Gaulle, désormais indivis, est devenu, à un titre ou à un autre, le bien commun de tous les Français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi beaucoup de nos amis se sont-ils prononcés en faveur de la candidature de M. Sarkozy à l'élection présidentielle ? Je n'ai pas à rappeler qu'il avait été le seul des principaux protagonistes à se recommander explicitement de l'exemple du fondateur de la Ve République et à manifester à la fois un désir de rupture avec l'engourdissement du pays lors des précédents septennats et une volonté de réformer en profondeur les structures de la nation, afin de lui rendre l'élan qu'elle avait perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allons à l'essentiel, c'est-à-dire aux problèmes majeurs qui s'imposent au pays : la mise en œuvre des réformes promises ; l'évolution des institutions ; la politique extérieure et de défense de la France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous évoquerons brièvement les réformes, si nécessaires pour rétablir l'équilibre économique et social du pays, en exprimant seulement le vœu qu'elles se fassent dans l'équité, en s'inscrivant dans le grand courant du changement qui avait caractérisé les meilleures années de notre République, de Michel Debré à Jacques Chaban-Delmas. Tant il est vrai qu'il importait déjà, et qu'il importe toujours, que la France « épouse » pleinement son siècle. Quant aux institutions, dont la révision a été rendue indispensable par l'instauration que nous avons vivement regrettée du quinquennat, nous constatons que le premier acte du débat vient de se jouer : il appartiendra à la représentation nationale de lui apporter, en accord avec le gouvernement, la conclusion qui lui paraîtra utile à la nation. Pour notre part, nous ne pouvons que souhaiter que les modifications envisagées ne permettent pas un retour inopiné à un pouvoir parlementaire qui paralyserait l'exécutif. Car nous sortirions alors de la logique de la Ve République. Enfin, nous portons, pour des raisons étroitement liées à l'idée que nous nous faisons de la France, une attention particulière aux problèmes de politique étrangère et de défense. De l'Afrique à la Chine, sans oublier le Québec, ils sont immenses. Nous n'insisterons que sur ceux qui concernent la construction européenne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pris acte, sans joie, du traité de Lisbonne toujours contesté mais assurément meilleur que celui de Nice et que le projet de Constitution européenne que nous avions rejeté parce qu'il impliquait un fédéralisme que nous avons toujours refusé. Nous avons maintenant le sentiment que la prochaine présidence française de la Communauté européenne sera ardue, ne serait-ce qu'en constatant l'opposition persistante de l'Allemagne à une quelconque inflexion du mandat de la BCE et au projet d'Union méditerranéenne, pourtant positif et fécond. Il nous semble donc indispensable que, sans oublier la nécessité d'une concertation avec ses partenaires, la France rassemble toutes ses forces pour gagner cette épreuve, alors que la création d'une présidence stable de la Communauté et l'élection prévue du président de la Commission par le Parlement européen risquent de créer de redoutables conflits de légitimité pour demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces quelques réflexions ne sont pas dictées par le désir d'un impossible retour à un âge d'or révolu ; l'enfermement dans le passé n'a jamais permis de construire l'avenir, pas plus que la politique du pire, dont certains ont encore la nostalgie. Pour notre part, nous gardons notre confiance à un pouvoir émanant du suffrage universel, source de toutes les légitimités. Nous le disons et le dirons sans complexe ni complaisance.
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        <name>Nicolas CALLEGARI</name>
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      <title>Communiqué de presse du Club Nouveau Siècle.</title>
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              <summary>    Le Club Nouveau Siècle, qui rassemble gaullistes de gauche et gaullistes...</summary>
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          &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://blogdenicolascallegari.hautetfort.com/media/01/00/1191095744.jpg&quot; id=&quot;media-1085258&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;clip_image002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/div&gt;Le Club Nouveau Siècle, qui rassemble gaullistes de gauche et gaullistes sociaux, se rejouit que le Président de la République Nicolas Sarkozy ait réouvert le dossier de la participation. Il a demandé au Député Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l'U.M.P. de venir participer aux travaux de son A.G. du samedi 21 juin 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Frédéric Lefèbvre interviendra sur le thème du dividende salarial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En conclusion de cette A.G. une motion sera proposée visant l'organisation conjointe avec les sarkozystes de gauche de la Diagonale d'une grande manifestation prévue à l'automne 2008 autour de ces problématiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Reygrobellet.&lt;br /&gt;Président du Club Nouveau Siècle
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